« Nous tenons à réaffirmer que les accords collectifs négociés en 2010 n’ont jamais été remis en question par la MSPA et ses membres », a déclaré au Mauricien le directeur de la MEF, Azad Jeetun, à propos du conflit dans l’industrie sucrière.
« Toutes les conditions de l’accord de 2010, qui est valable jusqu’à décembre 2013, sont scrupuleusement respectées et sont toujours appliquées in toto par les employeurs », a dit M. Jeetun qui estime que la situation est grave.
Un communiqué diffusé à la mi-journée par la Mauritius Employers Federation (MEF) soutient que « l’objet du désaccord est simplement la décision prise en toute transparence par des membres de la MSPA de s’engager dans les négociations collectives au niveau de leurs entreprises plutôt qu’à celui de la MSPA, en toute conformité avec les dispositions légales du pays ».
La MEF constate que les syndicats continuent de faire fi à l’autorité des institutions indépendantes du pays. « Ceci constitue un très mauvais précédent », poursuit le communiqué, qui ajoute que « Maurice étant un État de droit, il incombe à tout le monde de respecter les lois du pays et de ne pas agir dans l’illégalité ».
« Le non-respect de nos lois et le rejet des directives émises par des institutions indépendantes constituent un sérieux recul de la démocratie industrielle et un revers pour le dialogue social qui sont inacceptables », insiste le communiqué.
La MEF affirme que tout en reconnaissant l’effort du ministère du Travail pour arriver à une solution, un non-respect des lois par les syndicats est constaté. « Nous invitons les autorités à faire respecter les principes de rule of law dans le pays », lance la MEF.
Le communiqué souligne finalement que la MEF garde confiance que « le bon sens va prévaloir et que tous les stakeholders travaillent dans la même direction pour ramener la sérénité au niveau des relations industrielles dans le pays ».