Le président de la Confederation of Free Trade Unions (CFTU) Radhakrishna Sadien a, dans un mémorandum soumis au ministère de Finances dans le cadre des consultations prébudgétaires, tiré la sonnette d’alarme contre une croissance économique trop rapide. Selon lui, la croissance rapide a en effet aussi été accompagnée « d’une série de maux sociaux ». Il écrit : « Rapid economic growth has unfortunately been accompanied by several social evils like a rise in criminality, juvenile delinquency, drug abuse, family instability, suicides, and competitive pressures among others. » Il est ainsi davis que le développement d’un pays ne devrait pas être mesuré en termes d’indicateurs économiques mais, surtout, « sur la façon dont la société évolue ».
Le syndicaliste déplore l’accentuation des inégalités sociales dans le pays et souhaite que les autorités s’inspirent des pays nordiques concernant la mise en place des indices concernant le bien-être, l’égalité et le bonheur. Il préconise également l’introduction d’un salaire minimum. « Any civilized society should ensure that every worker do earn a decent wage to be able to provide for him and his family a dignified existence », insiste-t-il. Le mémorandum préconise une série de mesures concernant les impôts sur les revenus. À ce propos, il s’élève contre le means test qui, selon lui, est « une atteinte à la dignité de la personne ». Il monte aussi au créneau contre « toute tentative de privatisation » des services publics. « Promotion of Quality Public Service is the only guarantee for sound economic and social development. The recent financial crisis is testimony of the limitations of privatization », affirme-t-il. Et de recommander dans le même temps que le gouvernement revoit sa politique concernant les travailleurs étrangers et se prononce en faveur de l’utilisation des énergies renouvelables.