Retour à la case départ pour l’ingénieur de la National Development Unit (NDU) Gurudev Hurry Bholah, qui reste sous le coup d’une arrestation par le Central CID. Sa demande pour une injonction n’a pas été entretenue favorablement lors d’une audience ce matin,  avec le juge Abdurrafeek Hamuth siégeant en référé. Dans cette enquête sur les contrats de Rs 569,7 millions de la NDU après les “flash floods” du 13 février 2013, le Chief Investigating Officer du Central CID a en effet soutenu que, cet exercice se déroulant sous le délit de “conspiracy” du code criminel, il n’y a aucun moyen de mettre un terme à l’interrogatoire du suspect.
Toutefois, la police a offert des garanties au juge Hamuth que tous les droits constitutionnels de l’époux de l’ancienne Private Parliamentary Secretary Prathiba Bholah seront respectés à la reprise de son interrogatoire. Depuis mercredi dernier, le dénommé Bholah a été admis à l’hôpital Jeetoo sous surveillance policière, menottes aux pieds, suite à l’exécution d’un mandat d’arrêt. Ce responsable de la NDU, qui avait été entendu le jeudi 29 octobre, avait rendez-vous avec le Central CID depuis vendredi dernier. Mais à chaque fois, il a présenté des certificats médicaux pour s’abstenir. Avec le développement de ce matin en Cour suprême, les enquêteurs du Central CID sont suspendus à la décision du médecin traitant de l’hôpital Jeetoo pour la décharge de Gurudev Bholah. Aussitôt cette décision confirmée, il sera emmené au QG du Central CID. Dans l’entourage de l’ingénieur Bholah, on s’attend à ce que cette étape soit franchie en début de semaine prochaine, ce qui ne semble pas être la thèse privilégiée aux Casernes centrales vu le délai accumulé à ce jour.
L’enquête du Central CID vise à déterminer qu’il y a eu abus et violation de la clause 21 de la Public Procurement Act, qui stipule : « (1) a public body may purchase goods, other services or works from a single supplier without competition in cases of extreme urgency. (2) The scope of the emergency procurement shall as far as possible be limited to the period of the emergency, so that appropriate competitive procurement methods may be utilised at the conclusion of the emergency period. »
Les éléments à charge versés au dossier confirment que les instructions des séances du conseil des ministres des 15 et 22 février 2013 n’ont pas été respectées vu que le nombre de projets de réhabilitation “Post-Flashfloods” est passé de 45 à 69 et que les critères pour le choix des contracteurs sous les “Emergency Procedures” n’ont pas été respectés. L’ingénieur Bholah court le risque d’être le premier inculpé de la série sous “conspiracy” pour commettre des infractions sous la Public Procurement Act. Mais l’ancien vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo est également dans le collimateur.