Suite à une perquisition effectuée le 14 décembre dans un magasin par l’Anti Piracy Unit de la police, la branche locale du géant informatique Microsoft émet une mise en garde contre la contrefaçon. Plusieurs CD-ROM contenant des versions piratées du logiciel Microsoft Windows y ont été saisis. Le directeur du magasin VM Informatics a été arrêté à des fins d’interrogatoire.
Une charge provisoire de « Violation des droits d’auteur » a été logée contre lui devant la cour de district de Curepipe. Face à cette nouvelle affaire, Microsoft a émis cette semaine une mise en garde aux consommateurs contre les Certificats Microsoft illégaux. « La propriété intellectuelle est capitale car elle engendre l’innovation. Les efforts mis dans la lutte contre le piratage des logiciels et dans la protection des droits de propriété intellectuelle permettent de créer l’environnement favorable à l’innovation, qui mène ultérieurement à la croissance économique et la création d’emploi. Ceci encourage le développement des industries oeuvrant dans le secteur de l’innovation et de la technologie. Nous pensons fermement que l’échange de propriété intellectuelle permet une adaptation plus rapide aux demandes du marché et une fréquence plus rapprochée dans le lancement de nouveaux produits sur le marché », déclare Paul Bunting, Country Manager chez Microsoft IOI.
Une étude publiée par la Business Software Alliance (BSA), l’association représentant l’intérêt de l’industrie mondiale du logiciel et de l’Internet auprès des pouvoirs publics et des consommateurs au niveau international, démontre qu’à Maurice, 57 % des logiciels installés sur des PC durant l’année 2011 étaient piratés tandis que la perte économique engendrée par le piratage des logiciels se montait à quelque 251 M de dollars dans les îles de l’océan Indien.
Pour Microsoft, les conséquences du piratage et de la contrefaçon sont néfastes pour les entreprises, l’économie ou les consommateurs dans la mesure où la violation des droits de propriété intellectuelle peut causer des répercussions néfastes sur différents aspects, que ce soit économique, culturel et social. Ce phénomène peut ainsi entraîner des pertes dans les chiffres d’affaires des fabricants, distributeurs et revendeurs, et peut mener à une perte au niveau du revenu fiscal et menacer la création d’emploi, estime la firme. Pour le consommateur, les risques liés aux copies piratées sont tout aussi réels, soutient le géant informatique dans un communiqué émis cette semaine. « Bien souvent trompé par la manoeuvre, le consommateur équipé d’une copie illicite rencontre en effet des difficultés d’utilisation liées à la sécurité de son système informatique, à la confidentialité de ses données ou encore à la dégradation des fonctionnalités de l’équipement », affirme Microsoft.
Afin d’aider les consommateurs à mieux se protéger et à s’assurer de la validité de leur licence logicielle, Microsoft s’est engagé dans la sensibilisation aux risques liés aux logiciels contrefaits. Le portail « How to Tell » de Microsoft fournit des informations détaillées et des exemples de logiciels contrefaits. Microsoft investit par ailleurs dans les technologies anti-contrefaçon qui alertent les consommateurs lors de la présence de logiciels contrefaits. De 2005 à ce jour, plus de 400 000 utilisateurs ont dénoncé des logiciels piratés, qui ont affecté leurs ordinateurs de virus et logiciels malveillants, à travers le portail « How to Tell ». Microsoft travaille également en étroite collaboration avec les organes gouvernementaux et les organismes chargés de l’application des lois et d’actions à l’encontre des pirates, tels que l’Anti Piracy Unit de la Police.