Comptant environ une quarantaine de bureaux à travers le monde et employant quelque 200 experts en géopolitique et en économie, le cabinet Control Risks publie chaque année une carte des risques sécuritaires et politiques pesant sur les entreprises et les personnes à travers le monde. Pour établir une mesure des risques sécuritaires, « Control Risks » tient en compte huit indicateurs : le vol, l’enlèvement, la destruction des biens, l’extorsion, la fraude, la perte de contrôle de la gestion, le vol d’informations et l’expropriation. Pour la mesure des risques politiques, sept critères sont pris en considération, soit l’insécurité juridique, l’exposition à la corruption, la nationalisation, l’expropriation, les réglementations défavorables, les atteintes à la réputation et les sanctions internationales.
Selon l’évaluation du cabinet britannique, aucun pays africain ne figure dans la catégorie des pays présentant un risque sécuritaire « insignifiant ». Cependant, 15 pays seulement sont classés dans la catégorie des pays « à faible risque » sécuritaire, dont Maurice. On y retrouve également le Bénin, le Botswana, le Cap-Vert, le Congo, le Gabon, le Ghana, la Guinée, la Guinée équatoriale, le Malawi, le Maroc, la Namibie, Sao Tomé & Principe, le Sénégal et les Seychelles. Le rapport indique que les investisseurs internationaux peuvent, en toute sécurité, s’installer dans ces pays pour y faire des affaires, y créer des filiales ou envoyer leurs représentants pour obtenir de nouveaux marchés sans que la sécurité de leurs employés ou de leurs intérêts ne soit menacée.
Control Risks classe 23 pays et territoires du continent dans la catégorie des pays présentant un risque sécuritaire moyen, soit l’Afrique du Sud, l’Angola, la Zambie, le Lesotho, le Swaziland, le Zimbabwe, Madagascar, la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda, l’Éthiopie, Djibouti, le Soudan, l’Érythrée, le Cameroun, le Tchad, le Togo, le Burkina Faso, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée-Bissau, la Tunisie et le Sahara Occidental. Les autres pays africains se retrouvent, eux, dans la catégorie des pays présentant un risque sécuritaire élevé, voire extrême.
Par ailleurs, seulement sept pays sont classés dans le groupe où le risque politique est faible, soit le Botswana, le Cap Vert, le Maroc, Maurice, la Namibie, le Sénégal et les Seychelles. Le groupe avec un « risque moyen » comprend la Tunisie, la Mauritanie, le Mali, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Sierra Leone, le Burkina Faso, le Ghana, le Togo, le Bénin, Sao Tomé & Principe, le Cameroun, le Gabon, l’Éthiopie, Djibouti, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, le Malawi, la Zambie, Madagascar, le Swaziland, le Lesotho et l’Afrique du Sud.
Vingt pays et territoires africains figurent dans la catégorie des pays présentant un risque politique élevé, en l’occurrence l’Algérie, le Sahara Occidental, la Libye, l’Égypte, le Soudan, le Soudan du Sud, le Niger, le Tchad, l’Érythrée, le Somaliland, la RDC, le Nigeria, le Liberia, la Guinée-Bissau, la Gambie, la Guinée Équatoriale, l’Angola, le Mozambique, les Comores et le Zimbabwe. Enfin, le groupe de pays à « risque extrême » est composé du Burundi, de la Centrafrique et de la Somalie.