Le National Institute for Cooperative Entreprise (NICE) a lancé récemment et, ce pour la première fois, un cours de formation en aquaculture destiné aux petits entrepreneurs dans le but de développer un nouveau secteur économique. Après Caroline, cette initiative a atteint le village de Bambous où environ 125 personnes ont été formées dans le domaine. Le mois prochain, la formation sera dispensée à Triolet et Allée-Brillant.
Grâce à cette formation, une société coopérative de femmes entrepreneurs a vu le jour à Camp-de-Masque-Pavé, et elle a déjà démarré ses activités avec l’élevage de berri rouges. À Bambous, quelques personnes sont déjà dans cette activité mais toutes ont des difficultés à avoir des alevins car, nous dit-on, le Centre de recherches d’Albion n’arrive pas à produire suffisamment pour satisfaire la demande.
L’aquaculture est un secteur émergent. De ce fait, indique-t-on au NICE, « cet institut veut former des entrepreneurs, leur apprendre la technique aquacole, pour qu’ils puissent prendre avantage des opportunités qui leur sont offertes dans le domaine ». Le NICE a obtenu le soutien du Centre de recherches d’Albion dans ce projet sur lequel il a travaillé pendant trois mois pour connaître les besoins des entrepreneurs, surtout les petits.
Après cette formation qui a été dispensée à Caroline, Bel-Air et Bambous, le NICE ira dans d’autres régions, dont La Ferme et Quatre-Soeurs, avant d’emmener ceux qui sont intéressés à se lancer dans cette entreprise à Albion pour voir de visu l’élevage de poissons, du petit alevin à l’adulte, où ils pourront bénéficier de l’expérience pratique. Ils pourront pratiquer la « fresh water aquaculture » avec des berris rouges ou des cordonniers dans des cages dans le lagon. Le ministère de la Pêche offre gratuitement aux entrepreneurs potentiels 99 alevins qui leur permettront de démarrer leur projet. Ceux ayant besoin de davantage d’alevins devront les acheter. Ceux qui sont intéressés à créer leur propre entreprise bénéficieront de l’aide de MyBiz, one-stop-shop du ministère des Coopératives, qui les aidera à trouver le financement nécessaire à un taux préférentiel pour monter leurs projets. Certains entrepreneurs potentiels veulent s’y investir seuls mais ne savent pas comment s’y prendre. Une chose est sûre : le marché n’est pas un problème car le pays importe beaucoup de poissons.