Les deux syndicats représentant presque l’ensemble des employés de la Central Water Authority (CWA), à savoir, l’Union of Employees of the CWA (UECWA) et la Central Water Authority Meter Readers Union (CWAMRU), projettent d’organiser dans les jours à venir une manifestation devant le siège du ministère des Utilités publiques occupé par nul autre que le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun.
En attendant, leurs secrétaires respectifs, Raj Leelah et Ayle Duval, ont adressé une lettre au président de la République, Kailash Purryag, hier matin, pour lui demander « d’utiliser de ses bons offices auprès du gouvernement pour que soit mis fin à une situation chaotique et malsaine » qui, selon eux, « prévaut au sein de la centrale des eaux ».
La démarche des syndicats vise principalement les membres du Conseil d’administration, qu’ils rendent directement responsables de la situation. Dans leur correspondance au chef de l’État, l’UECWA et la CWAMRU ont rappelé qu’ils ont déclenché plusieurs actions jusqu’ici avec le soutien de la Federation of Progressive Unions (FPU) et d’autres mouvements, afin d’obtenir le départ des directeurs contestés, mais en vain.
Les deux syndicats ont également attiré l’attention du président de la République sur le fait que « même le vice-Premier ministre et ministre responsable de la CWA, Rashid Beebeejaun, avait fait une déclaration à l’Assemblée nationale, le 22 novembre de l’année dernière, dans laquelle il avait donné l’assurance que le Conseil d’administration de la CWA allait être reconstitué ». Les deux syndicats ont informé le président que, « dans l’intérêt national », ils ont formulé plusieurs requêtes auprès du Premier ministre et de « tous les ministres » sur la nécessité de remplacer les membres du Conseil d’administration, mais, à l’exception de Pravind Ramessur, tous sont demeurés à leur poste.
L’UECWA et la CWAMRU se sont également plaints du fait qu’en sa capacité de présidente suppléante, Monique Ohsan-Bellepeau « ait fait la sourde oreille » à une demande d’intervention semblable, qui lui avait été soumise le 18 avril dernier, mais ils disent maintenant « compter sur Kailash Purryag pour que, dans son rôle de gardien de la Constitution du pays, il écoute leurs doléances à propos de l’administration d’une institution aussi vitale pour le pays que la Central Water Authority ».