Une veuve et sa fille accusent leur voisin, un Driving Instructor, de tenir un langage à caractère pornographique à leur encontre. Une plainte a ainsi été déposée au poste de police de Piton jeudi dernier.
Mme Raggoo (nom fictif), qui habite à Cottage depuis trois années, accuse son nouveau voisin, un Driving Instructor. « Il fait beaucoup de bruit, son langage est pervers et il parle si fort comme pour nous imposer ses problèmes », nous confie-t-elle. Selon notre interlocutrice, l’homme écoute de la musique très fort et se montre particulièrement irrespectueux envers son voisinage. Excédée par son comportement, Mme Raggoo l’a prié de baisser le ton. « Je suis sortie afin de lui demander de baisser le ton et je lui ai dit que cela me dérange. Il m’a dit que si j’étais un homme, li ti pou taille mwa kout sabre », allègue Mme Raggoo.
Depuis cet événement, Mme Raggoo et sa fille vivent dans la crainte et le stress. « L’année dernière, ma fille a eu une dépression. Et je crains que si cela perdure, elle sombrera. Il profite du fait que je vis seule avec ma fille. Il met sa musique de plus en plus fort par pure provocation », soutient Mme Raggoo. Craignant pour sa sécurité, elle a fait clôturer sa cour.  
Exaspérée, Mme Raggoo a porté plainte contre son voisin au poste de police de Piton jeudi dernier. Toutefois, elle a été choquée par l’accueil qu’elle a eu d’une policière. « La policière a pris ma plainte à la légère. Quand va-t-on me prendre au sérieux? Ils ont sous-estimé la gravité de mon problème. Devrai-je être agressée afin qu’on me prenne au sérieux. J’avais l’enregistrement de ses agissements et ils n’ont même pas daigné l’écouter », s’insurge notre interlocutrice.