Louis Antoine Johny Caserne a plaidé non-coupable de Rogue and Vagabond devant la magistrate Darshini Gayan. Il a conduit seul sa défense et a été acquitté au bénéfice du doute du fait de contradictions.
Louis Antoine Johny Caserne était accusé devant la Senior Magistrate de la cour de district de Port-Louis Nord Darshini Gayan de Rogue and Vagabond sous l’article 28 (1) (a) (2) de la Criminal Code (Supplementary) Act. Il a plaidé non-coupable et a conduit seul sa défense. La cour l’a finalement acquitté au bénéfice du doute.
Au début de l’affaire, le Police Prosecutor a produit deux pièces à conviction (un couteau de cuisine et un tuyau en acier galvanisé). Le Caporal Mootoosamy, appelé par la poursuite, a déposé les statements de l’accusé.
Marie Jeronne Cristelle Jean-Louis a ensuite été appelée à la barre. Selon elle, le 27 janvier 2011, vers 20 heures, elle se trouvait chez elle à Cité Roche-Bois lorsque Johny Caserne est arrivé en proférant des mots obscènes. Sa cour étant clôturée, l’accusé se trouvait alors devant sa maison. Mme Jean-Louis en aurait alors immédiatement averti son mari ainsi que les services de police. Mais lorsque son époux est arrivé, affirme-t-elle, le suspect aurait sorti un couteau.
La poursuite a ensuite appelé Jean Paul Furcy, l’époux de la victime présumée. L’homme a affirmé que l’accusé lui aurait lancé à son arrivée : « Pa koz ek mwa sinon ou pou gagn problem ». Mais alors qu’il tentait malgré tout de parler avec le suspect, ce dernier aurait attrapé un couteau, dissimulé dans son dos. L’époux de Mme Jean-Louis lui aurait alors lancé un morceau de ventilateur cassé. Selon le témoin, l’accusé aurait été devant sa porte lorsque l’incident s’est produit. Mais lors du contre-interrogatoire, il aurait changé sa version, affirmant que le prévenu était dans la rue et non pas dans sa cour. La mère de l’agresseur serait ensuite venue après l’incident.
L’accusé a quant à lui nié les faits. Il admet cependant avoir été sur les lieux ce jour-là, mais nie avoir proféré des jurons, ce qu’il n’aurait jamais fait, selon lui, devant sa mère, âgée de 64 ans.
Pour la magistrate Darshini Gayan, les circonstances de l’affaire restent trop floues. Il y a donc un doute réel quant à la séquence exacte des événements. Et d’ajouter que compte tenu des contradictions, l’accusation n’a pu établir son cas « beyond reasonable doubt ».