Gerard Kursley Mangar, maçon de 27 ans, a été trouvé coupable hier du viol de sa belle-soeur, âgée de 14 ans au moment des faits, crime qui remonte à dix ans. La victime avait déclaré que l’accusé l’avait menacée à l’aide d’un cutter et l’avait bâillonnée afin qu’elle garde le silence.
Les magistrats Vijay Appadoo et Meenakshi Gayan-Jaulimsing ont trouvé que la version de la jeune fille était « plausible ». Cette dernière a affirmé avoir été violée par son beau-frère, Gerard Kursley Mangar, alors qu’elle était âgée de 14 ans. Le maçon avait, lui, plaidé non coupable, mais n’a mis en avant aucune preuve pour prouver son innocence. « We have no difficulty to conclude that there was an intercourse to which Miss D did not consent. She was a credible and straight forward witness », ont souligné les magistrats. La cour prononcera la sentence le 28 août. L’avocat de la défense aura l’opportunité de faire une plaidoirie.
Selon les faits établis, la victime, une adolescente de 14 ans, habitait chez sa soeur car sa mère était admise à l’hôpital. Alors qu’elle dormait seule dans une pièce, vers 22h, son beau-frère a fait irruption dans sa chambre. À l’aide d’un cutter, il l’a menacée et forcée à se déshabiller avant de la bâillonner et de passer à l’acte. Son forfait accompli, Gerard Kursley Mangar a menacé de nouveau la jeune fille de tuer sa soeur et sa grand-mère si elle parlait de ce qui s’était passé. La jeune fille a malgré tout fini par lâcher le morceau.
Face à la justice, l’accusé a nié les faits mais n’a cependant rien mis en avant pour prouver son innocence. Gerard Kursley Mangar a uniquement déclaré que « la jeune fille ment » en raison « d’un problème familial ». Si la victime, lors de sa déposition en cour, s’est quelquefois contredite sur certains détails, les magistrats ont tout de même été convaincus de la véracité de sa version. La cour a trouvé que ce n’était pas un exercice de “memory test” et qu’après plusieurs années écoulées, il était normal que la fille ait oublié certains détails qui, selon eux, n’ont aucune incidence sur le procès.