La magistrate Darshini Gayan-Jaulimsing, siégeant en Cour intermédiaire, a trouvé coupables trois jeunes habitant Glen-Park. Ces derniers étaient poursuivis pour possession de cannabis à des fins de distribution, et ce pour une valeur marchande de Rs 159 850. Pour rendre son verdict, la magistrate a pris en considération les circonstances de leur arrestation et la somme d’argent retrouvées en leur possession. Les trois accusés étaient poursuivis sous une charge de “possession of cannabis for the purpose of distribution in breach of sections 30(1)(f)(i), 45(1) and 47(5)(a) of the Dangerous Drugs Act”. Ils avaient plaidé non coupable.
Cette affaire remonte au 18 mars 2013. Ce jour-là, des policiers devaient procéder à une fouille du domicile d’un des accusés, à Glen-Park, et ce après avoir aperçu les trois accusés, à travers une vitre, en train de manipuler du gandia. Ils devaient alors demander aux trois malfrats d’ouvrir la porte, mais ces derniers ont refusé et sont partis se cacher dans une chambre, obligeant les policiers à forcer la porte pour entrer. Dans une pièce, ils sont alors tombés sur du papier roulé et un sac plastique contenant des feuilles de cannabis. L’un des accusés aurait dit au policier : « Pou sa bann gandia la, fer en case fumeur ek mwa. » Les policiers avaient ensuite saisi une forte somme d’argent sur les accusés.
En cour, ces derniers devaient nier avoir demandé aux policiers de changer leur version, soutenant que la drogue saisie était pour leur propre consommation et que tous trois s’étaient rencontrés pour fumer un “bong”. Prenant en considération les objets saisis au domicile de l’un des accusés, démontrant que la drogue allait être revendue, ainsi que l’argent saisi sur les trois hommes, personnes ne percevant pas un grand salaire, la magistrate les a donc reconnus coupables “beyond reasonable doubt”. La cour remet aussi en question la version des accusés. « The versions of the Accused Nos 1, 2 and 3 are so contradictory that they fail to come across as being in any way reliable and truthful. I find that the 3 Accused tried to modify the version of events to suit their purposes. I also find that there was no reason for the Accused Nos 2 and 3 to bolt away upon hearing or seeing the police unless they knew that the parcels on the table in the living room of the Accused No 1, contained drugs », est-il écrit dans le jugement.