La magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour intermédiaire, a rayé les charges de vols et de possession d’objets volés portées contre deux hommes suspectés d’avoir commis plusieurs vols en 2008 en 2010. Comme modus operandi, les agresseurs prenaient pour cible des femmes sur des arrêts d’autobus.
Il était reproché aux deux accusés d’avoir fait partie d’une bande de bandits qui prenaient des femmes dans leur véhicule, présenté comme une navette, alors qu’elles se trouvaient à l’arrêt d’autobus, pour les menacer par la suite afin de leur voler leurs bijoux. Le premier cas de vol avait été rapporté le 10 avril 2008. Deux femmes qui se trouvaient à un arrêt d’autobus à Poste de Flacq avaient relaté être entré dans un véhicule censé faire la navette jusqu’à Flacq. Lors du trajet, elles avaient été menacées au couteau par un homme assis sur le siège arrière. Des bijoux et des objets de valeur estimés à Rs 64 200 leur avaient été volés. Le 12 avril 2008, les agresseurs auraient agi de la même manière, récupérant des femmes à l’arrêt d’autobus. Cette fois-ci, le conducteur avait arrêté son véhicule dans un champ de cannes et deux hommes qui se trouvaient dans le véhicule avaient menacé les deux femmes au couteau afin d’obtenir leurs bijoux et une somme de Rs 400. Les victimes avaient toutes identifié le même conducteur pour ces deux affaires de vols et celui-ci avait été condamné. Cependant, les agresseurs, eux, n’avaient pu être identifiés.
Un autre cas a été rapporté en 2010. Cette fois-ci, les assaillants avaient bousculé une femme et poignardé une autre à la main avant de lui arracher sa chaîne d’une valeur de Rs 40 000. Les agresseurs avaient pris la fuite à bord d’une motocyclette.
Le PS Raymond, appelé à la barre des témoins dans le cadre de ce procès, a confirmé que le conducteur avait été poursuivi et condamné en Cour intermédiaire sous sept charges de vol avec violence. Lors de l’enquête préliminaire, dit-il, le conducteur avait identifié les deux accusés comme ses complices. Cependant, rien n’a été retrouvé au domicile des accusés. Le premier accusé, un certain Latulippe, avait nié en bloc les allégations du conducteur contre lui. Les charges contre le deuxième accusé, un certain Ghoorah, ont été abandonnées faute de preuves contre lui.
Dans son jugement, la magistrate Rangan souligne que s’il est indiscutable que des séries de vols avec violence ont été commises, aucune victime n’a pu identifier les bandits. De plus, note-t-elle, la poursuite s’est basée primordialement sur le témoignage du conducteur qui avait cependant décidé de ne pas donner sa version en cour, bien qu’il eût été verbalisé par elle pour son refus. De ce fait, toutes les charges ont été abandonnées contre les deux accusés.