Les examens du Certificate of Primary Education (CPE) ont démarré ce matin avec les épreuves de français et de science. Le premier papier est considéré par les professionnels du secteur comme étant à la portée de la majorité des candidats. Pour leur rédaction, ces derniers ont été invités à décrire une fête à l’école. Du côté des candidats et de leurs parents, la sérénité reste de mise, en dépit de la pression autour de l’événement.
C’est le dernier jour d’école, une fête est organisée. Il y a des gâteaux, des cadeaux, des numéros de chant et de danse, une belle décoration… C’est selon ces indications que les 25 981 candidats au CPE ont rédigé leur rédaction ce matin. Cette première épreuve est considérée par les enseignants comme étant « très abordable », particulièrement du fait que la compréhension et la rédaction traitaient de deux sujets relevant du monde des enfants.
Pour la compréhension, les candidats ont suivi les aventures de deux protagonistes et de leur chien qui animent des spectacles en public. Les questions sont jugées relativement faciles. « À mon avis, même les enfants de niveau moyen ont pu y répondre correctement », confie un enseignant.
Par ailleurs, des candidats rencontrés à l’entrée de l’école ce matin affichaient la confiance devant ces examens jugés redoutables. Lorie, élève de l’école de Notre Dame du Bon Secours, témoigne : « Si on est stressé, on perd ses moyens. Donc je préfère rester calme et aborder les examens normalement. » Cette dernière semble avoir bien suivi les consignes de ses parents et de ses professeurs. À quelques heures du premier papier, elle affichait le sourire et partageait un moment de détente avec son amie.
Cette année du CPE, elle l’a trouvée « longue, mais bien. » Ainsi est-elle confiante de ses chances dans ces examens. « J’ai travaillé dur, j’ai pris beaucoup de plaisir, particulièrement pour les maths. »
Pour sa mère Laura, la sérénité est aussi de mise. « C’est le deuxième enfant qui passe le CPE, donc, il y a moins de stress. » Elle confie avoir accompagné sa fille au cours de cette année importante, sans abuser des leçons particulières. « On a fait tout ce qu’on pouvait, maintenant on attend. Mon souhait est qu’elle obtienne un collège catholique. »
Concernant les projets de réforme du CPE, où l’on suggère, notamment, l’introduction du contrôle continu, Laura est d’avis qu’il s’agit d’une bonne initiative. « Cela nous permettra de situer l’enfant et l’aider là où il en a le plus besoin. »
Pour Jean-Luc, dont la fille aînée Shanygne prend elle aussi part aux examens, il est important de ne pas mettre la pression sur les enfants. « On lui a donné tous les moyens nécessaires pour qu’elle réussisse, maintenant ariv seki ariv. » Il conseille ainsi aux parents de ne pas mettre la pression sur leurs enfants car cela pourrait avoir des répercussions psychologiques.
Le père de famille confie qu’au cours de cette année scolaire, il y a eu une bonne communication entre la maîtresse de sa fille et les parents. « Cela nous a permis de suivre ses progrès et de rectifier là où c’était nécessaire. C’est très important. »