Pour l’ensemble de la République le taux de pourcentage de réussite cette année est de 68.56%, contre 68.54 %en 2010. Toutefois, ce qui peut être considéré comme une infime hausse, ne l’est pas forcément. En effet, le nombre de candidats cette année est légèrement supérieur (23 176) à celui de 2010 (23 156). Il faudra attendre encore avant d’atteindre la barre des 70%. La refonte du CPE est sans doute la solution qui pourrait améliorer la performance des candidats. Mais, là aussi, une révision du programme ne semble pas être pour de si tôt. Pourtan, il faudrait impérativement apporter des changements au CPE pour de bon. Le forum qui est prévu demain au Ebène Tower, observe le président de la Government Teachers’ Union, Vinod Seegum, « sera un énième atelier de travail sur le CPE ». Tous les spécialistes de l’éducation primaire et autres pédagogues se sont déjà prononcés sur la question. La majorité prône l’abolition de la compétition sélective en Std VI. Par ailleurs, le ministère de l’Éducation, sous l’actuel ministre, Vasant Bunwaree, prévoit aussi la réforme du CPE. Si le forum qu’organise ce ministère fait consensus auprès des principaux partenaires de l’éducation, le défi le plus important sera de mettre les recommandations en pratique. Remodeler le CPE ne se limite pas à des changements techniques, mais aussi de mentalité. L’abolition du système d’admission dans le secondaire basée sur le Ranking, avait démontré à quel point des parents et même des professionnels de l’éducation étaient attachés à la sélection par le biais de la compétition.
Demain, le CPE va être analysé et repensé. Il faudrait qu’une initiative du genre s’applique également au très sérieux cas de la Zone d’Education Prioritaire. Cette année encore la performance globale de ces écoles aux examens du CPE est médiocre: 35.6%. Cela dure depuis des années. A part les programmes intégrés, la ZEP mérite une fois pour toute une analyse particulière, voire une évaluation avec des recommandations qui passent rapidement de la théorie à la pratique.