Découverte macabre, samedi soir, dans un appartement d’Adam Palace Building à Casa Florida Lane, Pereybère. La dépouille sans vie de Marie Patricia Verière, âgée de 41 ans, Bar Manager à l’hôtel Intercontinenal, avait été placée sous le lit alors qu’elle avait les pieds ligotés et la bouche bâillonnée. Elle gisait dans une mare de sang et des premiers signes de décomposition, avec des odeurs nauséabondes, étaient évidents car le meurtre, presque une exécution, remontait déjà à plus de 24 heures. Mais très vite, le CID de la Northern Division, dirigé par le surintendant Yashdev Callee, a procédé à l’arrestation du suspect présumé, Vishnu Jogannah, âgé de 20 ans, bouncer de son état, et ancien concubin de la victime. Présenté initialement devant la Bail and Remand Court hier, le meurtrier présumé est passé aux aveux et a participé à une reconstitution des faits sur les lieux du crime dès hier en fin de journée.
Ce matin, le bouncer Jogannah, qui est également père d’un enfant en bas âge, né d’une précédente relation, a comparu devant le tribunal du Nord pour le délit aggravé de meurtre. Il a été reconduit en cellule policière pour une semaine le temps de l’enquête. L’autopsie pratiquée par le Principal Police Medical Officer, le Dr Maxwell Monvoisin, a attribué le décès à une Ligature Strangulation, confirmant la thèse qu’un câble de téléphone se trouvant dans l’appartement a été utilisé par le bouncer pour achever la victime, qui a grandi au Canada avant de prendre de l’emploi dans l’hôtellerie à Maurice.
L’alerte a été donnée par des amis et connaissances de la Bar Manager vu qu’ils étaient sans nouvelles de Patricia Verière depuis vendredi. En effet, elle ne répondait pas aux appels téléphoniques de ses proches collègues, ce qui n’était nullement dans ses habitudes. L’une de ses amies, éducatrice de son état, âgée de 31 ans, habitant Rivière-du-Rempart, fut des Plus inquIètes de ce silence. Dans la journée de samedi, vers 14 heures, accompagnée de deux autres amis, dont un membre de la Special Mobile Force, devaient se rendre à l’appartement de la victime à Grand’Baie.
Cette amie avait en sa possession une clé de réserve et elle n’eut pas de difficultés pour y accéder. Mais ces trois amis ne devaient constater rien de grave même si l’absence de Patricia Vérière intriguait. Le trio, toujours inquiet d’être sans nouvelles de la victime, devait revenir sur les lieux vers 21 heures pour se rassurer.
C’est à ce moment précis que fut faite la découverte macabre. Un premier indice : la poignée de la porte était endommagée. Ensuite, l’intérieur de l’appartement dégageait des odeurs pestilentielles. Le membre de la SMF devait pousser la porte de la chambre d’où provenait cette odeur dérangeate.
« Nou finn gagn sok kan nou finn dekouver kadav nou kamarad anba lili », devait faire comprendre l’une des personnes sur les lieux au moment de la découverte du crime. Très vite, les premiers témoignages consignés par les enquêteurs du CID de la Northern Division au sujet du background de Patricia Verière devaient les mener en direction du bouncer Jogannah. En effet, la victime aurait confié à ses collègues qu’elle était victime de violence entre les mains de son jeune amant, qu’elle avait rencontré il y a à peine six mois. Elle aurait initié des procédures en vue d’obtenir un Protection Order vu qu’elle n’en pouvait plus.
Vishnu Jogannah a été interpellé aux petites heures du matin dimanche au domicile de ses parents à Gokoolah. Dans un premier temps, il devait nier toute connexion avec ce crime macabre. Par la suite, il devait avouer qu’il s’était rendu vendredi à l’appartement de la victime pour récupérer ses effets car leur liaison avait pris fin. Il maintient qu’une violente dispute aurait éclaté avec la victime le menaçant avec une arme tranchante. Ils avaient pris la décision de se sépaper depuis un mois déjà et à plusieurs occasions, Patricia Vérière avait cherché refuge chez d’éducatrice de Rvière-du-Rempart pour éviter d’petre victime de la violence du buncer.
Dans la lutte, le bouncer devait cogner violemment la victime, qui a également saigné du nez abondamment. Il devait ajouter avoir ligoté les lieds de la victime tout en lui bâillonnant la bouche avant de l’étrangler avec le câble de téléphone se trouvant sur le réfrigérateur. Il devait dissimuler la dépouille sans vie de son ancienne concubine avant de repartir. Il a pris le soin également de nettoyer les traces de sang dans l’appartement car il a dû traîner Patricia Verière, qui était sans vie, sur une certaine distance.
L’enquête policière se poursuit et des exhibits, dont le câble de téléphone et un morceau de tissu de couleur bleue, ont éé envyés au Forensic Science Laboratory pour des analyses.