Le policier Rajnish Dowlateea, condamné par la Cour intermédiaire à trois ans de prison pour drug dealing, avait fait appel de la sentence, car il l’a jugée trop sévère et injuste. Dans un jugement rendu hier, les juges Asraf Caunhye et Nirmala Devat ont rejeté l’appel, soutenant qu’étant un officier de police, l’accusé avait le devoir de donner le bon exemple, mais s’était toutefois engagé dans des activités illégales.
Rajnish Dowlateea était poursuivi sous trois charges de culture de cannabis à des fins de distribution. Il avait été reconnu coupable et condamné par la Cour intermédiaire à une peine de prison de trois ans et une amende de Rs 200 000. La cour lui avait alors accordé la liberté conditionnelle pour faire appel après qu’il a fourni une caution de Rs 250 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 300 000.
En appel, son homme de loi, Me Rama Valayden, avait soutenu que la magistrate de la Cour inférieure n’avait pas considéré plusieurs facteurs en faveur de l’accusé avant de prononcer la sentence. L’avocat est ainsi revenu sur la période qu’il avait passée en détention préventive, indiquant que sa famille avait subi beaucoup de préjudices, que son honneur avait été sali et que son mariage avait été annulé.
Les juges en appel ont cependant trouvé que trois ans de prison étaient justifiés considérant la gravité du délit. Les juges ont conclu que l’accusé avait le devoir de donner le bon exemple, mais s’était toutefois engagé dans des activités illégales. « We find no fault with the reasoning of the learned Magistrate and her observation to the effect that the fact that the appellant is a police officer is not a mitigating factor. She was amply justified in viewing with concern that the appellant, a police officer, being responsible for law enforcement should indulge in such criminal activities », dit le jugement.
Pour rappel, Rajnish Dowlateea était affecté aux Casernes centrales. Il a été condamné en novembre à trois ans de prison par la Cour intermédiaire de possession de 48 plants et de 433 graines de cannabis, d’une valeur marchande de Rs 207 748, avec l’intention d’en distribuer. La magistrate Keysnatee Bissoonauth lui avait aussi infligé une amende de Rs 200 000. Le policier, âgé d’une trentaine d’années, avait plaidé coupable sous une seule des trois accusations retenues contre lui. En cour, il avait exprimé des remords, expliquant qu’il avait commis ce délit, car il avait besoin d’argent pour se marier. Il a aussi déclaré que toute sa famille en a souffert et que ses fiançailles ont été rompues. Il est en détention préventive depuis son arrestation en mai 2013. Compte tenu de son jeune âge et du fait qu’il regrette ce qu’il a fait, son homme de loi, Me Rama Valayden, a demandé qu’il écope d’une amende. Dans son jugement, la magistrate a aussi souligné la gravité du délit du fait que l’accusé était un policier, et donc chargé d’appliquer la loi et de maintenir l’ordre, et qu’en s’adonnant à ces activités illicites, il a donné un très mauvais exemple à la société.