Découverte macabre dans un des appartements au rez-de-chaussée du Block B de Cybervillage à Ebène, hier matin. Un ancien assistant surintendant de police, Dekha Fullee, aussi connu sous le nom de Suresh, âgé de 77 ans, a été agressé sauvagement à l’arme blanche et gisait dans une mare de sang dans sa salle de bains. C’était vers les 10h que des limiers du CID de la Western Division, menés par les assistants surintendants de police Frichot et Tuyau, sont arrivés sur les lieux du crime. Dès le début de cette enquête confiée conjointement au CID de la Western Division et à la Major Crime Investigation Team (MCIT) de l’ASP Gérard, le fils du suspect, Dronah Satyam Fullee, alias Raja, a été placé en état d’arrestation car ses vêtements portaient des traces de sang. Mais ce suspect, qui a intitialement nié les faits qui lui sont reprochés en alléguant que trois individus auraient agressé mortellement son père, ce matin, est passé aux aveux en fin de journée, permettant d’élucider, en moins de 24 heures, ce crime parricide macabre.
Le constat dressé par les premiers officiers de police arrivés sur les lieux de même que des membres de la Scene of Crime Office (SOCO) est que cet ancien haut gradé de la police à la retraite, a succombé à une vingtaine de coups à l’arme sur tout son corps et au visage avec son oeil gauche éborgné. Il était torse nu et ne portait qu’un short. Il gisait dans une mare de sang avec des traces de sang sur les murs de la salle de bains. Des indications quant à la sauvagerie de l’acte.
À hier en début de soirée, les enquêteurs de la MCIT et du CID de la Western Division tentaient de situer l’heure du crime pour la confirmation du Time Line en vue de confondre le suspect potentiel. Les premières indications sont que le crime avait été commis aux petites heures du matin, soit entre 2h et 6h dans la nuit de vendredi à samedi. Ce détail est extrêmement crucial car, à un certain moment de la nuit, le suspect présumé aurait quitté son appartement à Ébène pour voyager dans un taxi en vue de se rendre à un endroit. Le chauffeur de taxi en question a déjà été entendu par les enquêteurs à titre de témoin. Il a pu regagner son domicile sans être inquiété outre mesure.
Dans un premier temps, le fils suspect a rejeté les accusations de parricide portées contre lui, alléguant que son père aurait été agressé par trois inconnus qui auraient pénétré à l’intérieur de l’appartement. Mais les hommes des ASP Gérard et Frichot ont accordé très peu de crédit à cette thèse. Pour deux raisons principales: d’abord, pour avoir accès à cet appartement vers les 10h, les policiers ont dû avoir recours aux clés en possession du fils et, ensuite, l’accès à ce complexe résidentiel à Ébène est extrêmement sécurisé et tout intrus peut être facilement repéré.
Le fait inéluctable est que la victime connaissait parfaitement son agresseur parce que celui-ci l’a assailli mortellement de face et ne lui a donné aucune chance d’esquiver les coups. L’ancien haut gradé de la police a été acculé dans un coin de la salle de bains où il a été laissé pour mourir.
Les efforts conjugués des membres de la MCIT et du CID de la Western Division rapporta des premiers dividendes. En fin de journée, le suspect passa aux aveux au sujet du déroulement de ce parricide, lors de son interrogatoire. Sous forte escorte policière, en début de soirée, il indiqua l’endroit où, peu après l’agression à Soréze, il s’était débarrassé de l’arme du crime. Laquelle été récupérée et versée dans le dossier à charge.
Le Chief Police Medical Officer, le Dr S. K. Gungadin, qui s’était rendu sur les lieux, a pu faire un constat et il a également pratiqué l’examen post-mortem pour déterminer les causes exactes du décès. Pendant plus de deux heures, les spécialistes du SOCO ont passé au peigne tous les coins et recoins de cet appartement en vue de relever les indices nécessaires pour faire progresser l’enquête, qui tente de déterminer si une affaire d’héritage familial ne serait pas à la base d’une dispute, qui aurait subséquemment mal tourné. Cette version des faits attend d’être vérifiée dans les faits lors d’une prochaine séance d’interrogatoire.
Dans le voisinage de l’appartement occupé par la victime et son fils, l’on apprend que ces derniers s’y étaient installés il y a à peine deux mois au départ des précédents locataires. Une reconstitution des faits pourrait être organisée après la comparution du suspect devant la Bail and Remand Court pour son inculpation provisoire de meurtre.
L’enquête policière se poursuit.