Artistes et personnalités politiques étaient réunis en la chapelle Sainte Odile, à Camp-Levieux, samedi pour un dernier hommage à Marclaine Antoine. Le musicien, conteur et grand passionné d’instruments traditionnels s’est éteint à l’âge de 71 ans mardi dernier. C’est au son de la ravanne que sa dépouille a été conduite à la chapelle.
Ils sont venus en nombre samedi dernier dire au revoir à leur ami artiste, qui a marqué la musique mauricienne. À l’instar de Serge Lebrasse, inconsolable, ils reconnaissent tous son talent et sa contribution pour la promotion de la musique traditionnelle. Marclaine Antoine n’était en effet pas un artiste comme les autres, car celui qui s’était intéressé de près aux racines africaines, faisant découvrir aux Mauriciens le bobre et autre makalapo, était un monument de la musique locale. C’est d’ailleurs pour ses connaissances qu’il avait été engagé au Centre culturel africain, devenu ensuite Centre Nelson Mandela.
S’il n’a pas beaucoup chanté lui-même, à quelques exceptions près – comme Bel Bato, qu’il avait composé pour le Festival de la mer organisé à Maurice –, il est connu en revanche pour ses talents de musicien et d’arrangeur. Marclaine Antoine était aussi un gardien du patrimoine oral. Intérêt qui l’a rapproché ces dernières années du groupe Abaim. Il était d’ailleurs, avec Serge Lebrasse et Josianne Cassambo, invité d’honneur lors du lancement de l’Association des pratiquants du séga typique authentique en juillet dernier.