L’enquête judiciaire instituée pour faire la lumière sur le décès aux Seychelles de l’ancien directeur de l’école hôtelière Sir Gaëtan Duval, Harmon Chellen se poursuit devant le tribunal de Mahé. Fait marquant lors de la séance du mercredi 7 octobre : la décision du magistrat Brassel Adeline, siégeant au tribunal de Mahé, d’émettre un « gagging order », interdisant à la presse seychelloise de rapporter le témoignage de la présumée victime, une malgache employée à l’hôtel Constance Éphelia.
Une décision qui n’a pas plu aux membres de la presse seychelloise, soutient Me Rama Valayden (le représentant de la famille Chellen), qui aurait, lui, souhaité que le témoignage de la malgache soit rapporté « afin que le public puisse voir à quel point la victime présumée a tenu des propos contradictoires », avance-t-il. Me Rama Valayden déplore le fait que la victime présumée ait donné des versions différentes à la police, à savoir dans celle en créole et celle en français. De plus, Me Valayden soutient que la victime présumée n’avait pas été cohérente lors de l’exercice de reconstitution des faits. Après la séance d’hier, le magistrat a ajourné le procès à la mi-octobre, date à laquelle le Dr Sudesh Kumar Gungadin sera appelé à témoigner.
Harmon Chellen, 52 ans, était en mission officielle aux Seychelles lorsque son corps fut retrouvé dans le lagon autour de L’Islette Island, à Port Glaud, le 18 août 2014. Une demi-heure avant cette découverte, il avait été interrogé par la police des Seychelles pendant plus de quatre heures suite à des accusations d’agression sexuelle portées contre lui par une employée de l’hôtel Constance Ephelia, où il logeait pendant son séjour. Le rapport d’autopsie a révélé que Harmon Chellen est mort suite à la noyade.
Marié et père de deux enfants, Harmon Chellen devait rentrer à Maurice le jour du drame après avoir été un des invités d’honneur de la cérémonie de remise de diplômes en Hospitality Management à des étudiants seychellois de la Tourism Academy.