Cinq jours après les funérailles de Soundirand Ramasawmy, retrouvé dans un état critique dans les toilettes de son domicile à Grand-Baie, le corps a été exhumé dans la matinée après une demande formelle de ses proches parents devant les instances judiciaires. Cet exercice, qui a démarré sur le coup de 10 h au cimetière de Cap-Malheureux, s’est déroulé en présence d’un important dispositif policier, l’assistant-commissaire de police Devanand Reekoye, Divisional Commander de la Northern Division, supervisant la progression des opérations sur le terrain. À la mi-journée, le corps de Soundirand Ramasawmy devait être transféré à la morgue de l’hôpital Jeetoo pour une contre-autopsie. Cette étape s’annonce des plus cruciales car elle est susceptible de relancer l’enquête policière initiée sur le décès de ce père de famille âgé de 54 ans.
Un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé depuis 10 h ce matin dans les environs du cimetière de Cap-Malheureux en vue d’assurer le bon déroulement de cette opération, pour le moins inhabituelle. Plusieurs unités de police, dont la Major Crime Investigation Team (MCIT), et des officiers du ministère de la Santé et de la Qualité de la vie, ont été mandés sur les lieux. Les membres de la famille du défunt ainsi que leur homme de loi, Me Arassen Kallee, ont assisté à cette exhumation après avoir logé une demande formelle devant le tribunal, car n’étant nullement satisfaits des conclusions de l’autopsie.
En effet, le département médico-légal avait initialement certifié que Soundirand Ramasawmy avait rendu l’âme suite à une inflammation du pancréas. Cette cause de décès n’a pas convaincu les proches, même s’il n’était un secret pour personne que celui-ci était un “heavy drinker”. L’exercice d’exhumation complété avant la mi-journée, le cadavre de Soundirand Ramasawmy devait se diriger vers l’hôpital Jeetoo, à Port-Louis. Le Dr Gujjulu, assisté du Chief Police Medical Officer Sudesh Kumar Gungadin, prendra le relais pour mener cette contre-autopsie en vue d’éclaircir les éventuelles zones d’ombre entourant la mort de cet habitant de Grand-Baie. Il sera surtout question de déceler de possibles traces de blessures. Dépendant du rapport de cet exercice, qui devrait être terminé dans l’après-midi, l’enquête policière de la Northern Division pourrait alors être relancée.
D’autre part, la CID de la région Sud se retrouve depuis hier après-midi avec un cas d’alleged homicide sur les bras. Azahar Bhugelloo, un boulanger de 17 ans, a en effet rendu l’âme à l’hôpital hier après avoir été roué de coups par quatre de ses amis le 31 janvier à Curepipe. L’autopsie a conclu à une mort due à un “respiratory deficiency syndrome”. Après cette agression, les quatre suspects avaient été appréhendés par la police et trois d’entre eux ont été libérés sous caution. Le quatrième suspect, lui, est toujours en détention policière alors que l’enquête se poursuit pour faire la lumière complète sur cette affaire…