La démarche légale enclenchée par les habitants de Barkly et la famille Rujubali habitant La Butte, dans le cadre du projet Metro Express, se poursuit en Cour suprême devant la juge Rita Teelock. Après plusieurs heures de consultations, la juge en référé a étendu l’ordre intérimaire jusqu’à 13 h 30 cet après-midi pour les habitants de Barkly et mercredi à 9 h 30 pour les Rujubali. Ces derniers devront répondre aux affidavits logés par le ministère des Terres et du Logement et celui des Infrastructures publiques pour démontrer qu’ils détiennent un bail. Les autorités dans leur affidavit maintiennent que ces personnes sont des squatters et que des réunions ont eu lieu les 8, 15 et 22 août pour régler ce problème.
Dans les affidavits jurés par Swaminathan Ragen, acting Senior Chief Executive du ministère des Infrastructure publiques, et Navinchandra Luchoo, Principal Surveyor au ministère des Terres et du Logement, les deux autorités demandent à la cour d’annuler l’injonction contre les “demolition order”. « The application has not been brought with clean hands in as much as the applicants have failed to make a full and frank disclosure in the present matter », peut-on lire dans le document. Swaminathan Ragen et Navinchandra Luchoo soulignent que 22 habitants sont des squatters sur les terrains de l’Etat à Cité Barkly et que bien que ces derniers aient reçu des avis, seuls huit d’entre eux ont quitté les lieux. Les défendeurs font ainsi mention de trois familles – soit les Gafoor, Moorar et Dyal – qui sont les contestataires ayant entamé l’action légale.