Peroomal Veeren

Dans ce nouvel affidavit, Peroumal Veeren évoque notamment le fait que la prison « est un vieux bâtiment » et « qu’aucune mesure n’a été prise pour réduire la prolifération de pigeons, puces et punaises ».

Le caïd soutient « qu’il n’y a pas assez de lumière du soleil ni de toilettes adéquates ». Il se plaint aussi qu’il n’y ait pas assez de jeux proposés à la prison. Le prisonnier rappelle qu’il poursuit des études de GCE A Level en prison mais qu’il n’a pas les facilités nécessaires pour pouvoir travailler, déplorant le fait que sa demande pour garder les lumières de sa cellule allumées jusqu’à 1h n’a pas été entretenue. Sa demande pour avoir un enseignant privé en prison, payé à ses propres frais, aurait aussi été rejetée. Cette action légale de Peroumal Veeren concerne des facilités qu’il avait à la prison de Beau-Bassin et qu’il n’a plus depuis qu’il a été transféré à Phoenix. Lorsqu’il était détenu à la prison de Beau-Bassin, le commissaire des prisons avait en effet pris l’engagement de rétablir ces facilités.

Le caïd reproche ainsi à ce dernier « de le priver de ses droits fondamentaux ». Peroumal Veeren demande que les facilités qui sont normalement accordées aux prisonniers soient rétablies en sa faveur. Il s’agit du droit de pratiquer des activités physiques dans le Day Care Centre, d’avoir accès au temple, d’assister à des séances de prières avec d’autres prisonniers, de pouvoir contacter ses proches, d’avoir droit à un menu “special diet” (car il est diabétique), d’avoir les journaux quotidiennement et de pouvoir faire des études. Dans un affidavit juré par l’assistant surintendant de prison, Abdool Rahman Assot Ally, ce dernier réclame le rejet de la motion de Peroomal Veeren, soulignant que le prisonnier a été transféré de la prison centrale à celle de Phoenix et que chaque prison « à sa propre configuration et ses propres installations ». L’affaire a été ajournée au 23 mai.