Ils étaient plus d’un millier de cyclistes, professionnels et passionnés, sur leur vélo pour l’évènement annuel d’Anou Pédaler dans l’Est de l’île dimanche dernier. Le Sud-Africain Arran Brown était attendu au tournant pour l’occasion et il a confirmé son statut de favori en remportant le Deutsche Bank 100 km cycle tour en 2h 19 minutes et 46 secondes. Stuart Bray a, pour sa part, obtenu le meilleur temps parmi les employés de la Deutsche Bank (Mauritius), soit 2 heures et 40 minutes. Plusieurs coureurs Sud-Africains de renom ont ainsi pris part à Anou Pédaler: Ashleigh Moolman Pasio, qui a participé aux Jeux olympiques de 2012 et au road champion en Afrique du Sud; Carl Pasio, cycliste professionnel; le gagnant Arran Brown de l’équipe sud-africaine MTN Quebeka et son coéquipier, Martin Wesemann (vainqueur du Deutsche Bank Cycle Tour 2011) et Ruphus Mvubu, de l’équipe cycliste, Dave Wiseman, à Durban. Ashleigh Moolman Pasio a terminé premier en féminin dans un temps de 2h24:43 devant la Mauricienne Aurélie Halbwachs (2h24:44). Il est à noter que les points de départ- Pointe d’Esny pour la course de 100 km et Belle Mare pour le 50 km, étaient les mêmes que l’an dernier. Toutefois cette année, les organisateurs ont choisi une nouvelle ligne d’arrivée, soit dans le village de Labourdonnais. Des prix ont été remis aux gagnants de toutes les catégories de la course de 100km et de 50 km School Challenge et Corporate Challenge.
Le choix de cette nouvelle ligne d’arrivée tout comme le peu de considération affiché par les organisateurs à l’égard des participants n’ont pas cessé d’être décriée…par les participants. Il est certain que le fait d’avoir  déplacé  la ligne d’arrivée de Choisy à Labourdonnais ne fait pas plaisir. «J’ai 72 ans et je fais le 100km depuis 4 ans déjà. C’était surtout un rendez-vous familial, car après la course c’était la bonne excuse pour toute ma famille de se retrouver pour un après-midi ensemble. Cette fois très peu, sinon personne n’est venue. Je ne sais pas encore si je serais en lice l’année prochaine», a affirmé ému le papi de la bicyclette qui n’a pas lésigné sur les moyens pour qu’il puisse faire sa course en…solitaire pour obtenir à l’arrivée une médaille dans un petit sac en plastic et une bouteille d’eau. Bravo pour l’encouragement meussiers dames du Circle et de la Deutsche Bank.
Mais reste que l’arrivée a été cette fois jugée au beau milieu d’une foule et en plus dans un tournant.Ce qui n’a pas rendu la course dangereuse même si   les organisateurs prétendaient le contraire. Ils donnent de plus en plus l’impression d’être intéressé par l’argent que génère cette course plus qu’autre chose. Du reste, la semaine dernière nous avons dénoncé la démarche des organisateurs du 100 km qui réclamait Rs 150 de plus (Rs350 +Rs150) à tout participant qui s’inscrivait à partir du 1er octobre pour payer les «overtime» de Madame la Time Keeper venant de l’Afrique du Sud.
Parlons-en aussi de cette course qui devait être plus sécurisant. Les Marshalls: ils étaient  de moins en moins sur la route et parfois on a même vue des enfants de bas âge. Accident: aller demander les nouvelles du General Manager du Mauritius Turf Club qui a dû passer quelques jours à la clinique après avoir été victime d’un accident.
Chris Desjardins de CRA World Events que nous avons contacté hier a d’abord refusé toute idée de critique à l’égard de son organisation, pour ensuite reconnaître qu’il a reçu des appels téléphoniques sur les problèmes que nous évoquons. Puis, il a fini par rejeter la faute aux organisateurs qui sont le Circle, Deutsche Bank et Blast Communication desquels il recevait les ordres et sur Hervé Flore de la Fédération mauricienne de Cyclisme responsable des Marshalls sur la route. «Moi je sus un contractuel dans cette organisation et je m’assurais que certaines demandes spécifiques à la course soient faites. Sinon je recevais des ordres du comité d’organisateur composé du Circle, Deutsche Bank et Blast Communication. Comme pour l’arrivée à Labourdinnais j’étais mis devant un fait accompli», a reconnu Chris Desjardins.
Alors là bel esprit d’organisation…