Mgr Ian Ernest, évêque de Maurice et archevêque de la province de l’océan Indien, a replacé la famille au centre des préoccupations de tous les jours. C’était à l’occasion de l’installation de Shirley Gully en tant que présidente de la Mothers’ Union du diocèse anglican de Maurice, hier matin, en la cathédrale St James à Port-Louis. La Mothers’ Union, qui existe depuis 91 ans à Maurice, regroupe quatre millions de membres à travers le monde.
Au cours de son homélie, Mgr Ernest a soutenu que l’Union des Mères “serait dépourvue de sens si la contribution n’est pas tout d’abord un ministère que la femme chrétienne exerce au sein de sa famille, de son quartier et de sa paroisse.” S’adressant directement à la nouvelle responsable, il a exprimé le souhait que “son engagement rejaillisse sur tous les membres qui ont une vision commune : celle de l’exemple de la Vierge Marie, la Servante du Seigneur.” Citant l’exemple de Mère Teresa, l’apôtre de l’Inde, l’évêque de Maurice a déclaré que “l’hospitalité doit être exercée de manière à ce qu’il n’y ait pas de discrimination, même envers ceux qui nous ont fait du tort: le pardon doit être au centre de nos préoccupations, car au creux de cet engagement à servir les autres, le relationnel prend le dessus. Il y a, comme nous le savons, des possibilités quand on est en position d’autorité d’être confrontés aux confl its, aux divergences d’opinions. Le respect pour soi et pour l’autre doit être privilégié.” Il a plaidé qu’à travers les projets et activités, les plus faibles, les moins privilégiés, les exclus, les prisonniers leurs familles les malades, constituent la priorité des priorités. “Une famille qui prie et qui se nourrit de la Parole de Dieu est une famille unie et forte malgré les adversités de la vie. Cette unité de vie prendra forme seulement si nous allons à l’école de Dieu, c’est-à-dire vivre selon le modèle laissé par Jésus. Cette école nous offre l’enseignement, les valeurs et la discipline de vie pour que la vie sur terre soit une où la justice, la réconciliation, la paix ne soient pas de vains mots, mais une culture de vie. Les jeunes djihadistes extrémistes sont formés pour haïr, tuer et faire peur à ceux qui ne partagent pas leurs convictions. Nos jeunes doivent être formés pour aimer, aider et à accueillir tout un chacun”, a-t-il fait comprendre.