Le haut-commissaire indien Anup Kumar Mudgal, qui a servi l’Inde à Maurice, rentre ce week-end dans la Grande Péninsule avec un sentiment du devoir accompli. « I am happy that we conclude what we conclude », a-t-il affirmé lors de son intervention au Mahatma Gandhi Institute (MGI) hier à l’occasion de la signature d’un accord pour la création d’une chaire de la langue hindi sur le campus de Moka.
Le haut-commissaire indien à Maurice s’est longuement appesanti sur la relation qui l’unit désormais à notre pays, considérant Maurice et le MGI comme « une deuxième maison ».
Diplomate de carrière, Anup Kumar Mudgal a passé 30 ans au service de son pays à l’étranger mais, dit-il, « Maurice a quelque chose de spécial qui n’est pas comparable aux autres pays ». Il affirme que sa relation avec le pays va « bien au-delà des simples relations d’échanges diplomatiques », avant d’ajouter : « C’est une expérience qui m’a permis d’évoluer sur le plan personnel. » Il se dit satisfait de la manière dont les choses se sont déroulées. Anup Kumar Mudgal soutient : « I am happy that we conclude what we conclude. » S’il explique que, « normalement, il y a des négociations entre partenaires », il ajoute cependant que, « dans notre cas, il n’y a pas eu de négociations : on a travaillé ensemble ! ». Et de reprendre : « This is something very special which we will carry with us in India. » Anup Kumar Mudgal affirme qu’à son retour en Inde, il sera « un ambassadeur pour Maurice ».
Revenant sur la cérémonie d’hier, il a dit son appréciation de voir que le MGI « est un centre d’excellence dans plusieurs domaines », notamment dans les langues. D’où la décision de l’ICCR(International Centre for Cultural Relations) de soutenir le MGI dans l’instauration de la chaire d’hindi. Alors que l’ICCR orientait ses actions vers les affaires culturelles, il annonce que, désormais, l’institution « has decided to support not only chairs related to culture, but any subjet of interest to any friendly country ». Cela peut-être dans l’économie océanique, la technologie ou l’ayurvédique. Selon Anup Kumar Mudgal, les institutions éducatives « doivent constamment se réinventer pour viser l’excellence ».
Pour sa part, le président du conseil d’administration du Mahatma Gandhi Institute/ Rabindranath Tagore Institute (MGI/RTI), Jaynarain  Meetoo, a dit son appréciation concernant cet accord, « qui ouvre grandes les portes à des coopérations internationales plus importantes ». Tout en remerciant l’Inde de son soutien de longue date, il affirme que « si les institutions éducatives ne créent pas des liens avec des partenaires internationaux, elles sont condamnées à mourir ». Dès lors, il est important, selon lui, que le personnel « puisse de frotter à d’autres professionnels » du secteur.
La directrice du MGI/RTI, Soorya Gayan, a aussi remercié le haut-commissaire indien et l’Inde pour la concrétisation de ce projet, « qui vient apporter de la valeur ajoutée » à l’institution mokassienne, « à plus forte raison que Maurice accueille en 2018 la conférence internationale de la langue hindi ». La chaire contribuera à créer, dit-elle, « un environnement de travail dynamique ». De plus, soulignant l’importance que la Guadeloupe accorde à la langue hindi, avec de plus en plus jeunes qui l’apprennent, elle estime que Maurice peut leur apporter sa contribution et son expertise en termes de traduction de documents et de production de matériels pédagogiques pour l’enseignement. Cette chaire « viendra aussi ajouter au dynamisme qui existe déjà au sein de la School of Indian Studies ».
Anup Kumar Mudgal et Soorya Gayan ont ensuite procédé à la signature d’un accord de coopération pour la création de la chaire d’hindi au MGI en présence de la PS du ministère de l’Education, Nemah Goorah, de la directrice du MGI, Veedotma Dalmond Koonjal, et de la Registrar du MGI, Uma Kowlesser,  entre autres.