Les milliers de tablettes tactiles distribuées l’an dernier aux élèves de Form V n’ont été d’aucune utilité durant leur apprentissage au collège. Raisons évoquées : les enseignants ne sont pas intéressés par le contenu des programmes qui y figurent et les conditions au sein des établissements secondaires ne sont pas réunies pour accueillir une telle technologie. Ces dernières semaines, le ministère de l’Éducation s’est activé à partager les tablettes qui « dorment » dans son store aux élèves de la Yr 4, Prevocational. Un cadeau bien accueilli qui reste au domicile des élèves pour les raisons susmentionnées. Toutefois, les bénéficiaires ont trouvé une utilité à leur tablette en téléchargeant des logiciels de jeux et de musique, permettant au moins au Rs 134 349 018 dépensées par le gouvernement à servir à quelque chose….
Les tablettes distribuées par le gouvernement avaient donné lieu l’an dernier à un lot de commentaires dans les écoles au moment de la distribution. Elles sont une nouvelle fois sujet à controverse en raison des critiques émanant du dernier rapport de l’Audit, rendu public avant-hier. L’Audit fait en effet état de nombreux manquements dans la mise en oeuvre de ce projet, au coût de Rs 134 349 018. Ce matériel offert aux élèves de Form V, pour les besoins d’apprentissage de certaines matières, n’a été d’aucun apport dans l’enseignement.
« The implementation of the project was not properly coordinated, since access to WiFi facility was not made available by the MICT in all Secondary Schools at time of distribution of Tablets. Hence, the integrated Classroom Management Software that enabled a virtual environment in which Educators and students could interact, within a classroom, was not utilised », dénonce l’Audit.
Les récipiendaires ont donc sorti leur tablette de l’étui le temps d’une cérémonie de remise officielle par des ministres et des députés devant les caméras de la télévision nationale avant de la ranger sur un coin de la table chez eux. Des parents ayant lu avec intérêt les observations de l’Audit apportent leur grain de sel : « C’est comme si le ministère de l’Éducation avait donné des voitures aux élèves mais n’avait pas prévu d’autoroute. »