Divali, fête de la lumière, est célébrée aujourd’hui à travers le pays. Cette fête symbolise la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres. C’est une occasion pour les Mauriciens de différentes confessions religieuses et l’échange des voeux et de douceurs sont les signes de l’expression du mauricianisme qui s’abreuve dans les différentes sources. L’allumage des diyas (lampes en terre cuite) et les lampions électriques apporte de la joie dans les coeurs et les esprits. Cette fête marque aussi le retour du Dieu Ram à Ayodhya après 14 ans d’exil dans la forêt où il a surmonté plusieurs obstacles afin de libérer son épouse Sita de l’emprise du démon Rawan.

Une des plus belles nuits mauriciennes que celle de la Deepavali (rangée de lumières). Réintérant un geste qui remonte à plusieurs millénaires, les Mauriciens nettoient et embellissent leurs maisons pour accueillir la déesse Lukshmi, symbole de richesse et de la prospérité. C’est aussi la fête du partage. Les maisons seront ornées de guirlandes électriques et multicolores, mais le symbolisme demeure: offrandes aux dieux, prières pour la prospérité, mais aussi partage de gâteaux comme les goolab jamoon, les nankataï, les burfis et l’incontournable gâteau patate.

La Hindu House a brillé de mille feux dimanche dernier où le Premier ministre, Pravind Jugnauth, le seul politicien autorisé à prendre la parole a parlé des grandes valeurs enseignées par le Ramayana. La plus grande qualité de Ram est son humilité qui constitue une leçon pour tout le monde. Il ne faut pas avoir de l’arrogance, laisser des ambitions personnelles vous ronger et surtout ne pas laisser le pouvoir vous monter à la tête jusqu’à en perdre celle-ci Ram n’a dévaliser ni son royaume ni son palais. Au contraire, il a quitté beaucoup de choses dont le pouvoir.