« Service to Man is service to God, rann dimoun servis li enn plezir pou mwa. » C’est par ces propos que Doorjodhanlall Salandy, vice-président du conseil de district de Flacq, nouvellement créé, nous raconte son parcours politique, social et professionnel. Il gère actuellement, aux côtés du président de ce même conseil, Teeruthraj Hurdoyal, les affaires de cette région où habitent environ 137 000 personnes.
Doorjodhanlall Salandy ne se plaint pas de ne pas consacrer assez de temps à sa famille, dont son épouse et ses trois enfants. « Je ne suis pas un amateur des jeux de hasard. Donc, j’ai assez de temps pour faire autre chose. J’ai une responsabilité vis-à-vis des habitants de ma région qui m’ont fait confiance, qui ont voté pour moi depuis 1989. Les quatre dernières fois en tête de liste. Je dois répondre à leur appel », déclare M. Salandy.
Le nouveau vice-président vit dans la proximité avec les villageois « parski ninport ki dimoun kapav bizin mo servis ninport ki ler ». Les activités qu’il organise dans son village de Queen Victoria prennent des fois des journées entières. Mais il ne s’en plaint pas. M. Salandy continue à oeuvrer dans le social au bénéfice des habitants, même s’il l’avoue : « Fami soufer inpe. » Il a trois enfants, dont deux filles, une qui vit en Australie et un fils qui étudie en Lower VI, et une épouse qui est femme au foyer. Il concède, cependant, qu’après son travail social c’est à la maison qu’il se rend directement pour s’occuper de sa famille. « Je ne fais pas autre chose si ce n’est que la lecture de journaux, dont Week-End, que je commence le dimanche matin pour le terminer durant la semaine. Au collège, je lis également d’autres journaux », ajoute-t-il. Son centre d’intérêt : la politique au niveau national et les dossiers sur les sciences et la santé.
Enseignant des matières scientifiques au collège Darwin, à Flacq, depuis 1977, M. Salandy est entré en politique au niveau du village de St-Julien en 1989 où il s’est fait élire à chaque élection jusqu’en 1992 lorsque son village de Queen Victoria et celui de Bonne-Mère sont annexés pour en faire un nouveau conseil de village. Il se fait élire à nouveau depuis cette date et ce, jusqu’aux dernières élections du 2 décembre 2012. Le vice-président ajoute très fièrement qu’il a toujours représenté son village (District Councillor) au conseil des districts de Moka-Flacq. Mais c’est la toute première fois qu’il occupe le poste de vice-président. Une fois, il a présenté sa candidature au poste de président du conseil de Moka-Flacq et il s’était fait battre par un vote d’écart par Narainduth Ramgoolam. C’était en 1994. Mais il a, à plusieurs reprises, présidé divers comités au sein de ce conseil dont deux fois celui des finances, une fois celui des travaux et une fois celui s’occupant de la santé. Il a aussi représenté le conseil de Moka-Flacq au sein de l’Association of District Councils (ADC). Actuellement, de par la nouvelle loi sur les collectivités locales, le président d’un conseil de district et son vice-président représentent ensemble le conseil au sein de l’ADC.
M. Salandy dispose d’un mandat de deux ans pour améliorer, à sa manière, la vie de la population flacquoise. Pour ce faire, il va encourager les conseils des villages, tombant sous la juridiction du conseil de Flacq, à se doter d’un gym pour permettre aux villageois de pratiquer des exercices physiques. « J’ai été impressionné par un gym créé par le dernier président du conseil de Moka-Flacq, Bob Choolun, à l’étage du siège du conseil de village de Mare-La-Chaux. Je vais encourager les autres à faire de même », déclare le vice-président. Il ajoute : « Mo anvi ki sak vilaz ena enn gym parey. » Ses priorités sont aussi l’éclairage et l’asphaltage des rues nouvellement déclarées publiques, ainsi que les terrains de jeux dans les circonscriptions 9 et 10 qui tombent sous la juridiction de son conseil de district. La nouvelle année, dit-il, a bien démarré pour lui et il espère pouvoir réaliser ses priorités dans les deux prochaines années.