Par rapport à la revendication de souveraineté de Maurice sur les Chagos et Tromelin, Paul Bérenger exprime sa volonté “d’accomplir mon devoir envers le pays” en partageant notamment avec sir Anerood Jugnauth ses idées quant aux moyens de recouvrement de la pleine souveraineté nationale sur l’archipel illégalement occupé par les Britanniques. Le leader de l’opposition réclame par ailleurs le remplacement d’Anil Gayan comme ministre de la Santé en raison du “tort immense” qu’a déjà causé, selon lui, ce dernier avec le changement apporté au traitement de substitution à la méthadone pour les toxicomanes et à la politique d’échange de seringues pour contrer la propagation du VIH/sida.
Paul Bérenger salue d’emblée le “bon discours” prononcé vendredi par le Premier ministre devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, en lien surtout à la question de la revendication de la souveraineté de Maurice sur les Chagos et sur Tromelin. Pour lui, neuf mois après l’installation du nouveau gouvernement, l’heure est à l’action.
Le leader de l’opposition déclare qu’il a particulièrement pris note du fait qu’outre le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, le chef du gouvernement mauricien a aussi rencontré celui qui préside cette session 2015 de l’assemblée générale des Nations unies, le Danois Magens Lykketoft. Paul Bérenger souhaite à ce propos être tenu au courant de la teneur des discussions lors de ce tête-à-tête.
Le chef de l’opposition exprime à ce sujet sa volonté de partager ses idées quant aux moyens à mettre en oeuvre en vue du recouvrement de la pleine souveraineté nationale sur les Chagos. Il annonce dans cette perspective qu’il rencontrera demain l’ancien représentant mauricien à New York, Milan Meetarban, en vue de “compare notes” sur toute la question. Paul Bérenger souhaite pour les mêmes raisons rencontrer sir Anerood en tête-à-tête ou, éventuellement, accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Étienne Sinatambou.
 Live Broadcast :
“Bravo au Select
Committee”
 Le leader de l’opposition estime qu’il convient dorénavant de manoeuvrer prudemment. Mais d’ores et déjà, plutôt que d’une nouvelle action en justice, il déclare plutôt privilégier une démarche diplomatique au niveau des Nations unies accompagnée d’initiatives politiques. Paul Bérenger explique à ce propos qu’il existe des précédents où l’ONU a été amenée à assumer ses responsabilités.
Autre sujet de satisfaction du chef de l’opposition : les recommandations du Select Committee de l’Assemblée nationale institué pour considérer la retransmission en direct des travaux parlementaires. Paul Bérenger salue particulièrement le travail accompli à cet effet par le ministre Nando Bhoda, président du comité, ainsi que le whip de l’opposition, le député MMM Rajesh Bhagwan.
Le leader de l’opposition souhaite que le rapport “qui fait l’unanimité” soit adopté dans le meilleur délai par l’Assemblée nationale au terme d’une motion présentée par le Premier ministre pour que le service de production qui devra se charger de sa mise à exécution pratique soit créé. Paul Bérenger, qui estime que le live broadcast des débats parlementaires ne manquera pas de réguler les ardeurs des parlementaires, trouve que c’est dans l’ordre des choses que, comme ailleurs à l’étranger, le rapport du Select Committee fait provision pour des garde-fous quant à ce qui sera retransmis en direct.
Paul Bérenger s’étonne par ailleurs de l’annonce “impromptue” faite vendredi par le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, à l’effet que Dubay Ports World deviendra un partenaire stratégique de la Cargo Handling Corporation alors qu’il semble que toute la question n’ait pas été préalablement, discutée avec les syndicatser le secteur privé, de même qu’avec “des pays amis”. Le chef de l’opposition évoque à ce propos un précédent datant de 2006 aux États-Unis.
Il explique qu’après que ce géant de la logistique portuaire avait fait de grandes acquisitions à New York et Miami, entre autres, la Chambre des Représentants avait, par une très large majorité, renversé ces mesures d’acquisition pour des raisons notamment évoquées de “sécurité nationale”. Paul Bérenger ne manque pas d’insister sur la nature névralgique d’un secteur stratégique telle la zone portuaire. Il s’étonne de ce qu’il considère être la légèreté avec laquelle cette annonce a été faite vendredi par le ministre des Finances.
Partenariat pour le port :
“Savoir pourquoi”
“Nous sommes en droit de connaître tous les détails à ce sujet. Savoir si, par exemple, un protocole d’accord a déjà été signé. De savoir aussi si ce projet de partenariat ne concerne que la gestion du port ou si cela a trait également à une participation au capital. Savoir si Dubay Ports World serait éventuellement actionnaire majoritaire dans le port”, demande le leader de l’opposition.
Par rapport au changement apporté au niveau du ministère de la Santé quant au traitement de substitution à la méthadone pour les toxicomanes ainsi qu’à la politique d’échange de seringues dans le cadre du contrôle de la propagation du virus HIV, le leader de l’opposition réclame solennellement le remplacement d’Anil Gayan comme ministre responsable du portefeuille de la Santé.
Paul Bérenger parle à cet effet de “dégâts considérables” déjà occasionnés, dit-il, par ces “changements irrationnels décidés dans l’hystérie” par le ministre Gayan. Le chef de l’opposition parle de plus de “campagne mensongère” menée par le ministre pour justifier les changements qu’il a apportés “contre l’avis de tous les experts dont ceux des Nations unies et de l’Aids Secretariat de son propre ministère”.
Dans le cas particulier de la lutte contre la propagation du VIH/sida, Paul Bérenger parle de “tort immense” causé par la nouvelle politique prônée par Anil Gayan à l’expertise acquise au fil de longues années de lutte depuis l’introduction, sous le gouvernement MSM-MMM de 2000-05, du traitement à base de “antiretrovirus drugs”. Tout en rappelant qu’il avait personnellement dans le temps présidé le National Aids Committee quant il était Premier ministre, le leader de l’opposition regrette la décision prise par sir Anerood Jugnauth, après la constitution du présent gouvernement, de placer ce comité de haute instance sur le sida qui opérait jusqu’alors sous l’égide du Prime Minister’s Office, sous la responsabilité du ministère de la Santé.
Pour ce qui concerne la nouvelle National Identity Card, le leader de l’opposition prend au mot la réponse donnée mardi à l’Assemblée nationale par le ministre suppléant des Technologies de l’Information et de la Communication, Étienne Sinatambou, en réponse à sa PNQ en lien avec l’aspect relatif à la prise des empreintes digitales. Il demande que le gouvernement tienne parole et que la NIC Act et la Data Protection Act soient amendées. Il renouvelle de plus sa demande pour que la validité de l’ancienne carte nationale d’identité soit étendue en attendant que le Privy Council se prononce sur l’affaire afférente devant la justice.