Si dans les pays européens et aux États-Unis, les derniers événements ont forcé les autorités à prendre des mesures conséquentes dans leurs aéroports afin d’éviter l’entrée sur leur territoire du virus Ebola, à Maurice, les autorités avaient déjà pris les devants depuis le mois d’août. Et depuis lundi dernier, le protocole entourant le screening du virus Ebola au niveau de l’aéroport a été renforcé. Ce, principalement en raison de l’arrivée prévue d’environ 1300 pèlerins du Hadj.
À ce jour, quelque 263 passagers ont été “screened”, dont 40 Mauriciens. Le reste étaient des passagers malgaches, comoriens et réunionnais en transit à Maurice. Entre le 20 et le  26 septembre, les autorités s’attendent à effectuer le screening sur environ 150 hadjees par jour, tenant compte des passagers arrivant des pays à risques sur deux vols programmés quotidiennement. À ce stade, aucun signe inquiétant n’a été noté et dans le cas des passagers se présentant avec une toux, les autorités sanitaires ont pris les mesures pour envoyer un prélèvement de la gorge de ces passagers aux fins d’analyses afin de détecter la présence du corona-virus qui avait sévi en Arabie Saoudite en 2013.
Par ailleurs, depuis la mise en application du protocole visant à éviter toute propagation du virus Ebola sur notre territoire, une quinzaine de patients à ce jour ont été admis au Isolation Ward de Souillac. Il s’agit tous de Mauriciens mis en quarantaine car ayant séjourné dans des pays où le virus Ebola s’est propagé. Les tests sanguins effectués sur ces patients se sont révélés négatifs. Cependant, ils restent sous surveillance pour plusieurs jours encore, le virus ayant une durée d’incubation de 21 jours. Deux fois par jour jusqu’à la fin de la durée de surveillance, ils devraient recevoir  un infirmier et un inspecteur sanitaire pour vérifier leur température et leur état de santé global. Les autorités veulent s’assurer que toutes les précautions sont prises pour éviter toute propagation du virus Ebola. Dans un communiqué émis vendredi, le ministère de la Santé – qui avait décidé d’enlever le Nigeria de la liste des pays affectés par la maladie à partir du 17 octobre 2014 – est revenu sur sa décision, préférant attendre les conclusions de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Celle-ci doit se prononcer aujourd’hui sur l’éventuelle fin de l’épidémie Ebola au Nigeria.