Elles étaient nombreuses à manisfester en novembre dernier.

Un salaire de Rs 1 500 à Rs 3 000 pour certaines. Transport inclus. Elles sont une quarantaine de femmes cleaners déployées dans les écoles RCA du pays à demander leur dû. « Notre employeur ne veut pas entendre parler de nous. Il ne sait pas si on existe. On est en février et il me doit encore Rs 500 de mon boni de fin d’année. Nous ne savons plus quoi faire », soutiennent Natacha, Marie-Lourdes, Françoise, Ivy et Dora.

Elles étaient hier, samedi 12 février, au bureau du syndicat du Bureau de l’éducation catholique. « Nous étions dépitées lorsqu’on nous a appris que toutes les décisions prises par le gouvernement l’année dernière pour les femmes cleaners ne concernaient que les employées du gouvernement. On pensait qu’on allait avoir un salaire décent mais en vain », explique Natacha.

Seules et non équipées, elles nettoient les toilettes des écoles de 8h à la sortie des classes. « Notre employeur n’a aucune considération pour nous, des fois on a notre salaire au milieu de mois. Vivre avec Rs 2 000 par mois n’est pas humain », indique Françoise. « Mais nous continuons de travailler parce que nous aimons notre travail et parce que nous avons besoin de cet argent », ajoute cette dernière.

Depuis quelque temps, ces femmes se sont regroupées pour faire entendre leur voix. Sans contrat, elles n’ont aucune sécurité d’emploi et se disent incertaines de leur avenir. « Les femmes qui auront bientôt 60 ans ne savent pas si elles pourront continuer à travailler. » dit Natacha. Elles vont rencontrer leur employeur le 19 février pour discuter de leurs conditions de travail et pour réclamer leur dû.

Week-End a essayé de contacter vainement la compagnie en question.