Une centaine de spécialistes oeuvrant dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la gestion des déchets, des ressources en eaux, du tourisme, de l’industrie et du transport se sont réunis lundi et mardi derniers au Domaine les Pailles pour valider le Plan d’action de l’économie verte. La Green Economy est l’un des quatre programmes à travers lesquels le projet Maurice Île Durable (MID) est réalisé, les trois autres programmes étant 1) Energy Efficiency and Renewables, 2) Cleaner, Greener and Pollution Free Mauritius et 3) Ocean Economy.
« Le Green Economy Action Plan contribuera aux efforts du gouvernement à faire de la République de Maurice une économie à hauts revenus, inclusive et durable (high income, inclusive and sustainable economy) », a expliqué l’Executive Chairman de la Commission Maurice Île Durable, Osman Mahomed, lundi à l’ouverture de cet atelier de validation de deux jours. C’était en présence du Pro-Vice-Chancellor (Academia) de l’Université de Maurice (UoM), le Prof A. H. Subratty, de M. Balloo, de la délégation de la Commission européenne, du UN Resident Coordinator par intérim Emmanuel Bor, du Dr Sen Narrainen, Senior Advior au ministère des Finances et du Développement économique, du Prof T. Ramjeawon de l’UoM, du Dr Andrea Bassi, consultant international. Étaient également présents, une centaine de spécialistes oeuvrant dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la gestion des déchets, des ressources en eaux, du tourisme, de l’industrie et du transport à Maurice.
Selon une définition du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), une économie verte (voir encadré) émet de faibles émissions de CO2, pratique une gestion durable des ressources et est socialement inclusive.
Faisant l’historique du concept, Osman Mahomed a expliqué qu’en 2012, la Déclaration de Rio + 20 a identifié la Green Economy comme le moyen par excellence pour réaliser un développement durable. C’est ainsi que l’économie verte est devenue un des quatre programmes du projet national MID. « Plusieurs projets sont actuellement réalisés par la Commission MID sous le Green Economy Programme et financés par le MID Fund sous le Budget 2014 », a-t-il précisé.
Parallèlement, poursuit l’orateur, la Commission MID a soumis la candidature de Maurice pour faire partie des pays PAGE (Partnership for Action on Green Economy) et cette candidature vient d’être acceptée. « La tenue d’un atelier de travail sur la Green Economy en novembre dernier a été un tournant dans ce programme », a-t-il indiqué. Durant cet atelier, le PNUE a sollicité l’expertise du Dr Andrea Bassin et celle de Robert Wabunoha, expert légal du PNUE. Cette mission avait été conduite par Meriem Ait Ali du PNUE.
« Cet atelier a montré la voie en produisant les éléments qui ont servi de base pour l’élaboration du Plan d’Action », a précisé Osman Mahomed. « En attendant, avec l’aide du PAGE à la Commission MID, le PNUE a donné le contrat pour l’élaboration du Plan d’action à l’UoM. L’expertise du Dr Bassi et celle deux autres consultants internationaux a aussi été sollicitée ».
C’est ainsi qu’une équipe de l’UoM, en collaboration avec des consultants étrangers et avec le financement du PNUE, a réalisé cette étude d’évaluation de l’économie verte de Maurice intitulé Green Economy Assessment for Mauritius study. À travers un atelier de consultation multisectoriel, sept secteurs ont été identifiés comme pouvant être les moteurs potentiels de la transition de Maurice vers une économie verte. Ces secteurs, l’agriculture, l’énergie, la gestion des déchets, les ressources en eaux, le tourisme, l’industrie et le transport, ont été inclus dans l’évaluation.
Cette étude a également compris la modélisation d’un outil quantitatif basé sur une dynamique qui intègre la dimension sociale, économique et environnementale du développement durable. Un Mauritius Green Economy Model (M-GEM) a ainsi été élaboré. Un GEM est une modélisation qui incorpore des secteurs de la société, de l’économie et de l’environnement.
L’étude incorpore en outre une évaluation fiscale pour déterminer les potentialités d’une politique fiscale durable pour Maurice ainsi qu’un cadre pour l’élaboration des indicateurs de l’économie verte.
Enfin, le Plan d’action sur l’économie verte indique les étapes et les mesures que Maurice doit prendre pour transformer notre économie en une économie inclusive, durable et verte. « Ce plan d’action trace une voie claire décrivant les étapes et les mesures ainsi que les échéances de la transition de notre pays en une économie verte inclusive », conclut Osman Mahomed.