MEDCO Cassis s’est récemment lancé dans une initiative pour mieux encadrer les enfants à problèmes de ce collège. Conscient d’accueillir des jeunes issus de quartiers défavorisés de la capitale, l’établissement estime important de munir avant tout son personnel des outils requis permettant de les identifier et de les aider. Une session de travail a eu lieu hier au Rajiv Gandhi Science Centre à Bell-Village entre personnes ressources, psychologue et brigade des mineurs.
Les comportements difficiles de certains élèves constituent une préoccupation quotidienne pour les enseignants et le personnel non-enseignant. Alors que les profs disent rencontrer des difficultés à mener à bien leur tâche, ceux accompagnant ces jeunes estiment qu’il faudrait leur accorder une attention particulière.
Au MEDCO Cassis tout est mis en oeuvre en vue d’aider ces enfants, dont la plupart sont issus de quartiers défavorisés de la capitale. L’établissement a ainsi lancé ces dernières années plusieurs projets non académiques, dont la culture hydroponique de tomate, l’aménagement d’un jardin endémique et médicinal.
Le collège de Cassis est le premier à avoir pris les devants afin de remédier au problème lié aux cas difficiles. Après un constat, MEDCO a noté l’importance d’équiper son personnel des outils nécessaires pour identifier ces jeunes. « Nos connaissances actuelles ne nous permettent pas de comprendre relativement bien comment naissent ces problèmes, comment ils se maintiennent et comment nous pouvons les modifier », souligne le personnel.
Au cours d’un atelier de travail au Rajiv Gandhi Science Centre à Bell-Village hier, plusieurs intervenants ont fait état des problèmes liés aux comportements des jeunes et proposé des moyens de les prévenir. Selon eux, les changements dans la structure familiale et le manque d’encadrement des enfants en bas âge peuvent en être en partie la cause. Ils ont ainsi proposé une synthèse des modes d’intervention jugés efficaces pour contrer des problèmes disciplinaires.
Le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree a pour sa part salué la démarche du collège MEDCO de se lancer dans un projet d’encadrement qui, a-t-il souligné, devrait servir d’exemple à d’autres établissements. Rashad Daureawoo, actuel manager du collège et récemment nommé ambassadeur de Maurice au Pakistan, a par ailleurs été récompensé hier pour son travail.
Vasant Bunwaree a souligné l’importance d’encadrer les jeunes dès le début en vue de les aider à terminer leur scolarité. Il a aussi fait part de son intention d’apporter des amendements à l’Education Act pour que l’éducation soit obligatoire dès trois ans. Le ministère de tutelle travaille actuellement sur un School Home Outreach Programme qui vise à établir un lien entre la famille et l’école afin qu’elles puissent se consulter et être partie prenante dans la formation des enfants. Des groupes de soutien seront aussi mis en place dans les écoles. Ils donneront l’occasion à une équipe composée de psychologues et de personnes qualifiées d’identifier les problèmes des jeunes élèves. « Plusieurs projets sont en cours. Nous ne verrons cependant pas les résultats du jour au lendemain. Il faut être patient », a conclu le ministre.