Pour l’année financière 2015-2016, le budget total du gouvernement à l’éducation et à la formation s’élevait à Rs 16,791 millions. La somme est passée à Rs 18, 214 M pour la présente année financière. De ces sommes, 50% et 52% ont été consacrés à l’éducation secondaire pour les exercices financiers respectifs, 26% au primaire, 7% au tertiaire, 2% au préscolaire et, respectivement, 12% et 10% pour des dépenses diverses.
Alors que le préscolaire constitue la base de l’éducation et que la ministre de tutelle, Leela Devi Dookun, a insisté sur la nécessité de consolider ce secteur avec la réforme, force est de constater que seuls 2% du budget de l’éducation y est consacré. Et pour cause : sur les 883 écoles préscolaires de la République, dont 33 à Rodrigues, 630 sont des institutions privées. Une situation qui dure depuis de nombreuses années, mais qui n’évolue pas. On compte 190 départements préscolaires dans les écoles du gouvernement et les 63 autres sont dans les écoles catholiques ou hindoues, ainsi que les municipalités.
Il faut également savoir que la population préscolaire est en baisse année après année. Une situation découlant du fait que les Mauriciens ont moins d’enfants de nos jours. À titre d’exemple, en mars 2013, on comptait 31 419 enfants dans les écoles maternelles tandis qu’en 2017, le nombre est passé à 27 276. On compre également 2 219 enseignants et 1 004 membres du personnel non-enseignant dans le préscolaire.
L’autre secteur qui retient l’attention est le Special Education Needs (SEN). Le budget pour ces écoles n’est même pas spécifié dans les statistiques. À mars 2017, on comptait 71 écoles spécialisées pour enfants handicapés. Le gouvernement en détient 22 tandis que les organisations gouvernementales et la Roman Catholic Authority on en compte 49. Toutefois, dans ce secteur, on enregistre une hausse comparé à l’année dernière. À mars 2017, 2 594 enfants, dont 65% de garçons, étaient admis dans une école spécialisée, contre 2 515 à la même période l’année dernière, soit une augmentation de 79 élèves.
Le handicap le plus fréquent parmi ces élèves est la déficience intellectuelle, soit 845 enfants. On compte également 220 enfants autistes et 208 autres ayant des handicaps physiques. Le plus grand nombre d’inscrits ont entre 6 et 12 ans, soit l’âge de l’école primaire. Après 17 ans, le nombre est en baisse. En 2013, par exemple, on comptait 214 jeunes âgées de 21 ans et plus dans les écoles spécialisées. En 2017, on n’en compte plus que 58. Une baisse qui s’explique par le fait qu’il y a eu plusieurs initiatives depuis quelques années pour intégrer les jeunes handicapés au monde du travail.
Quant au personnel, on note une progression de 5%, soit 733 personnes, dont 599 femmes, en mars 2017, contre 698 en mars 2016. De ce nombre, on compte 411 enseignants, 258 membres de l’administration et 64 employés dans le médical et paramédical.
Concernant les autres secteurs, on note une légère baisse dans le nombre d’étudiants au niveau tertiaire, comparé à l’année précédente. Soit 48 089 en 2016, comparé à 48 970 en 2015. C’est une tendance qui se poursuit, par rapport au chiffre de 2014, où on comptait 50 608 étudiants. La grande majorité des jeunes étudient dans une université publique, soit 44%, contre 36% dans les universités privées. Les 20% restants étudient à l’étranger.
Pour le primaire, on compte 318 écoles pour une population de 92 989 enfants et un personnel au nombre de 7 798 personnes. Le secondaire auquel est dédié plus de 50% du budget de l’éducation compte 175 collèges pour une population de 110 582 étudiants et 8 222 enseignants. De ces collèges, 110 ont un département prévocationnel avec 9 047 élèves et 959 enseignants.