La culture rasta prend davantage ses marques dans le pays. Des sessions de prières et des rencontres réunissent régulièrement les membres, que Scope a suivis, le temps d’un Nyahbingi à Chamarel. Une rencontre spirituelle qui a eu lieu quelques jours avant le premier festival rasta de Maurice, qui sera organisé par le Kolectif Rasta, du 21 au 23 juillet. Ce festival a pour but de faire découvrir cette culture et de briser les nombreux clichés qui y sont associés.
Ce vendredi soir, rendez-vous est pris dans le berceau même du rastafarisme mauricien à Chamarel. Une centaine de membres de la communauté s’est réunie au siège de l’association socioculturelle rastafari, qui est situé dans les hauteurs. Une immersion totale dans la nature au milieu des arbres.
Alors que l’heure approche, les dernières mises en place ont lieu pour préparer cette nuit sacrée où les rastas seront en communion avec Jah. De gros morceaux de bois sont apportés pour un feu de camp. C’est le nommé Faya qui s’occupe d’installer les bûches. En temps normal, la cérémonie se déroule autour du feu, mais la météo capricieuse incite la communauté à effectuer la séance dans ce qu’elle appelle le tabernacle, une petite cabane en tôle qui les protégera du froid et de la pluie. Le feu de camp sera allumé plus tard.