Nommé sélectionneur du Club M depuis à peine une semaine, Joe Tshupula voit les choses en grand. Non pas par prétention, mais par ambition. Une ambition qu’il souhaite transmettre à ses joueurs pour qu’ils puissent s’exprimer au mieux sur le terrain. L’objectif, pour le nouveau mentor du Club M, est de s’approcher d’une compétition africaine.
Est-ce facile de gérer une équipe nationale ? « Non », dit le nouvel entraîneur. Pourtant, il y a des paramètres à prendre en considération. « Le plus important pour nous est de convaincre. Pour l’instant, j’arrive à convaincre les dirigeants », explique-t-il.
Pour Joe Tshupula, le Club M doit dépasser certaines barrières. Pour cela, tout passe par un changement de mentalités. « Il ne faut pas que les gens nous reprochent notre envie de bien faire. Les joueurs doivent apprendre à se respecter, à donner le maximum d’eux-mêmes », poursuit l’entraîneur.
Et cela passera évidemment par une bonne performance lors des prochaines sorties du Club M. La première étant contre le Rwanda, en février prochain. « Nous avons actuellement la possibilité de nous approcher d’une compétition africaine. Nous voulons donc que les joueurs entrent sur le terrain avec l’envie de ramener le meilleur résultat qui soit, une victoire. »
D’ailleurs, le changement a commencé à opérer après la victoire contre le Mozambique. « C’est venu à ce moment-là. Les joueurs ont compris, ils se sont mis dans la peau d’une équipe qui veut réaliser des exploits. »
Il y a un peu plus d’un mois, il disait que le XI national était à six points de l’exploit. Le pense-t-il toujours ? « Oui. Mais il faut aussi comprendre que même un point n’est pas facile à prendre. » Sauf que, maintenant, Maurice n’est plus le petit challenger qui espère ne pas prendre trop de coups. « On veut simplement sortir notre meilleur football et essayer de gagner. Il y a des changements de mentalité à ce niveau », reconnaît-il.
Et bien sûr, il s’agit aussi, pour la sélection mauricienne, de convaincre son public. « Il faut faire comprendre aux garçons ce que le public attend d’eux. » À ce sujet, Joe Tshupula a une anecdote. « Lors du dernier match contre les expatriés, nous étions menés 1-0. Mais les gars ont compris qu’ils devaient tout donner, même si le match n’avait aucun enjeu », rappelle-t-il.
Et ensuite, les joueurs comprendront que l’image qu’ils projetteront d’eux-mêmes sera le reflet du Club M. « Ni eux, ni moi n’avons le droit de faire les choses à moitié. On doit toujours bosser pour arriver au meilleur résultat. Les garçons l’ont compris », note-t-il.
Et il convoquera, sous peu, une nouvelle liste de joueurs pour un stage. « Nous préparons la double confrontation contre le Rwanda dès maintenant. » Et de conclure en ajoutant que l’équipe peut très bien faire. « Le Club M a une histoire qui ne date pas d’hier. »