Dans quelques mois s’ouvrira la conférence de Paris sur le climat, où les pays émergents sont attendus au tournant. Question : l’Inde fera-t-elle figure de “bon élève” ? En tout cas, la Grande Péninsule semble avoir déjà compris le potentiel qu’elle pouvait tirer de l’énergie solaire pour réduire sa facture énergétique.
L’Inde, comme les autres grandes puissances émergentes, est attendue de pied ferme à la conférence de Paris sur le climat. Elle aura à prouver qu’elle accepte ses responsabilités dans le réchauffement planétaire, au même titre que toutes les autres nations émettrices de gaz à effet de serre. Et, par conséquent, énoncer les mesures qu’elle entend déployer pour réduire sa facture énergétique.
Sous un soleil brûlant, des ouvriers déploient un océan de panneaux solaires dans un désert du nord de l’Inde, illustrant l’effort du gouvernement pour doper l’énergie solaire et montrer sa bonne volonté avant la conférence. L’Inde, qui dépend fortement du charbon pour ses besoins énergétiques, est en effet pressée par la communauté internationale de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, dont elle est le troisième émetteur mondial.
Mais New Delhi estime que les efforts doivent surtout venir des pays industrialisés, dont les émissions de gaz à effet de serre par habitant sont bien supérieures à celles de l’Inde, où 300 millions de personnes sont toujours sans électricité. Pour montrer sa bonne volonté, le Premier ministre Narendra Modi a annoncé vouloir multiplier par cinq ses capacités de production d’énergie solaire, un effort cependant terni par le développement parallèle de sa production de charbon.