L’hôtel Calodyne-sur-Mer pourrait avoir un nouveau gérant le mois prochain. Entre-temps, c’est le grand ménage au niveau des employés alors qu’on leur avait promis qu’on n’allait pas toucher à leur emploi. Jeudi dernier, trois cadres ont été remerciés. Une dizaine d’autres pourraient se retrouver dans la même situation.
Cet établissement appartenant à l’Employees Welfare Fund (EWF) a changé de gestionnaire en plusieurs occasions. En mai dernier, un nouvel appel d’offres avait été émis. S’il est vrai que cet exercice se renouvelle tous les cinq ans, les contraintes de l’actuelle direction avec l’EWF, la Tourism Authority et certains fournisseurs avaient mis les employés sur leurs gardes.
Toutefois, les réponses données à leurs demandes d’explications les avaient rassurés. Mais depuis la semaine dernière, la crainte s’est installée une nouvelle fois. « On nous avait assuré qu’on n’allait pas toucher à notre emploi. Le responsable des ressources humaines avait même dit qu’il partirait lui, si jamais il fallait réduire le nombre d’employés. »
Justement, jeudi dernier, le HR Manager a été remercié, tout comme le Food and Beverages Manager et l’Assistant Housekeeper. La lettre leur a été remise à 16 h 25 avec effet immédiat. Le chef de cuisine, lui, a appris verbalement qu’il y avait une lettre pour lui. Selon les recoupements d’informations, dix-sept personnes pourraient être concernées par cet exercice.
Le pire, c’est que certains ont quitté leurs anciens emplois pour rejoindre l’hôtel. « Le directeur actuel nous a recrutés, nous ne savons pas comment cela va se passer avec le nouveau gérant. » Certains employés se sont tournés vers l’EWF qui leur a conseillé d’aller au bureau du travail.
Nous avons essayé d’entrer en contact avec le directeur de l’établissement, mais on nous a fait comprendre qu’il était en réunion. Idem pour l’EWF, où nous avons laissé plusieurs messages.
Inauguré en 2002, Calodyne-sur-Mer était, dans un premier temps, destiné aux Mauriciens. Le concept était d’offrir des vacances aux employés étant donné que l’argent venait de leurs fonds. Mais cet objectif n’a pu être atteint. L’hôtel a même dû s’ouvrir aux touristes par la suite.