Le consul honoraire de l’Ukraine à Maurice, le Dr Mahboob Kureemun, estime, dans une lettre adressée au Medical Council, que la décision de ce dernier de rayer les universités ukrainiennes de la liste des universités où les Mauriciens peuvent étudier la médecine est « undiplomatic and very unfair » envers l’Ukraine mais aussi envers les étudiants mauriciens. « Aucune raison n’est donnée pour soutenir cette exclusion, sauf que trop de médecins arrivent sur le marché du travail à Maurice chaque année », dit-il.
Le Dr Kureemun, qui a lui-même étudié la médecine en Ukraine, indique que présentement seuls cinq Mauriciens étudient la médecine dans ce pays. « Donc, la raison avancée à l’effet qu’il y a trop de médecins ne tient pas en ce qui concerne l’Ukraine où les universités aident depuis ces 40 dernières années à la formation de médecins mauriciens », dit-il.
Le consul honoraire rappelle que l’Ukraine, sous l’ère soviétique, a été l’un des premiers pays à établir des relations diplomatiques avec Maurice après son accession à l’indépendance en 1968. « Maurice était un pays pauvre et sous-développé à cette époque, et l’URSS a grandement aidé notre pays dans le domaine de l’éducation en offrant des centaines de bourses à nos étudiants qui sont devenus médecins aujourd’hui et qui travaillent au pays », dit-il.
Le Dr Kureemun ajoute que les universités ukrainiennes ont une très longue et riche histoire, dont certaines de plus de deux siècles. De plus, elles sont reconnues par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et elles opèrent selon le système européen de l’éducation. D’où son appel au Medical Council pour qu’il revoie sa décision en incluant les universités ukrainiennes sur sa liste des universités reconnues.
De son côté, la Medical and Health Officers Association (MHOA) a également adressé une lettre au Medical Council pour exprimer son inquiétude par rapport à l’exclusion volontaire des universités de Russie, d’Ukraine et de Roumanie de sa liste, et la réduction du nombre d’autres pays, dont le Pakistan.
« It would therefore be discriminatory towards prospective students in Medicine from these particular countries, graduating with the same degree and experience, if the same Universities/Medical Colleges were not to be recognised anymore », écrit le Dr Vedhiyen Moonsamy, secrétaire de la MHOA, tout en disant avoir « noted a series of discrepancies… reasons for this deviance have not been brought forward and criteria for inclusions or omissions of certain universities remain obscure ».