Bank One a réalisé des profits après impôt de Rs 175,3 millions pour l’exercice financier se terminant au 31 décembre 2011 contre Rs 168,3 millions en 2010. Si l’on exclut cependant les gains exceptionnels de Rs 59,3 millions (provenant de la vente d’un bien immobilier à l’étranger) enregistrés en 2010, les bénéfices pour l’année écoulée représenteraient une croissance réelle de 61 %. Un résultat qui est jugé très satisfaisant par la direction de la banque.
Danny Balluck, Chief Financial Officer de Bank One, soutient dans une entrevue au Mauricien que la banque a atteint ses objectifs à tous les niveaux, et ce en dépit d’une conjoncture économique internationale et locale difficile. Il rapporte que depuis février 2008, après le rachat de la First City Bank, les actifs totaux de Bank One ont crû de 251 % et annonce que l’établissement bancaire poursuit résolument sa stratégie de développement.
Quels ont été les facteurs expliquant la performance de Bank One en 2011 ?
On observe d’abord que le chiffre d’affaires a progressé de 25 % avec une croissance enregistrée de 13 % et 48 % des « segments » A et B respectivement. Tous les secteurs d’activités ont réalisé de très bonnes performances, illustrées notamment par la croissance en termes des volumes de dépôts et de crédits, sans oublier le nombre croissant des clients.
À fin décembre 2011, le total du bilan de la banque s’élevait à Rs 15,6 milliards, soit une augmentation de 12 % par rapport au niveau de fin 2010. Les dépôts ont également progressé de 12 % pour atteindre Rs 14 milliards. Dans un environnement exceptionnellement difficile, on continue à démontrer notre engagement au service de plusieurs secteurs de l’économie, les PME en particulier, avec une progression de notre « loan book » de 14 %.
Bank One reste très solide en termes d’indicateur de solvabilité avec un « capital adequacy ratio » de 12,01 %, soit une hausse de 64 points de base par rapport à 2010. En 2011, l’efficiency ratio s’est amélioré de 6 % et ressort à 58 %, démontrant notre progression au niveau opérationnelle.
Quels sont les faits marquants de la performance de la banque depuis le rachat de la First City Bank en Février 2008 ?
Depuis le rachat, Bank One s’est maintenue sur la voie d’une forte croissance, les actifs totaux affichant une hausse de 251 % et les dépôts de 244 %. Les profits ont fait un bond de plus de 400 % au cours de la même période. Notre part de marché a plus que triplé depuis la création du brand value Bank One.
Notre stratégie de services de proximité et de solutions taillées sur mesure pour les PME nous a permis de réaliser cette performance. Soutenir les PME et les entrepreneurs en général, ce n’est pas uniquement être présent à leurs côtés mais les accompagner activement dans leurs activités et projets et les aider à réussir d’un point de vue financier.
Certes, la compétition est féroce mais il nous faut innover constamment et nous remettre en question régulièrement afin d’améliorer nos produits et services.
Quelles sont les perspectives pour Bank One en 2012 ?
Nous allons poursuivre notre stratégie dans tous nos secteurs d’activités. Nous avons ouvert une 15e succursale cette semaine au Shopping Centre de Cascavelle et très bientôt nous seront présents à Grand-Baie, plus précisément à La Croisette. La consolidation de notre présence dans des régions stratégiques afin d’accroître notre part du marché est à l’agenda.
Le développement continu de l’international banking est aussi envisagé. On a constaté, depuis la création de ce secteur d’activités, une constante progression et aujourd’hui l’« international banking business » représente plus de 40 % de notre chiffre d’affaires.
L’expansion régionale est toujours une de nos priorités stratégiques et nous travaillons actuellement sur un projet qui va se concrétiser très prochainement.
Quelle évolution prévoyez-vous pour l’économie globale ?
Il faut rester très vigilant, l’environnement économique mondial reste difficile. La situation dans les secteurs où nous opérons reste compliquée. La reprise de notre économie dépendra en grande partie de celle de l’économie mondiale et surtout de la reprise dans la zone euro. La publication des chiffres de croissance dans la zone euro au quatrième trimestre 2011 a confirmé une entrée en récession. Une nouvelle qui n’est pas rassurante pour Maurice.
La France, notre principal marché touristique, est restée en territoire légèrement positif mais le PIB allemand a connu une légère contraction tandis que l’Europe du Sud recule davantage. En gros, on peut s’attendre à une année remplie de bouleversements au plan économique.
Malgré tout, Bank One va poursuivre sa stratégie de développement et explorer toutes les opportunités qui se présenteront à elle.