L’ONG Halley Movement, qui a signé un accord avec la direction de Facebook pour dénoncer tous abus et contenus inappropriés sur le réseau social, se félicite de l’intervention récente des responsables de ce site pour le retrait de contenus jugés inappropriés sur un profil. Cela après qu’une femme de 19 ans a alerté l’organisation à travers son service d’écoute en ligne, au sujet de tentatives de chantage de son ancien petit ami qui menaçait de publier des photos compromettantes sur ce réseau social.
Mercredi soir, une femme de 19 ans a fait appel au service d’écoute d’Halley Movement pour confier son désarroi au sujet de la situation dans laquelle elle se retrouve avec son ancien petit ami qui menace de publier des photos compromettantes sur Facebook. Ce dernier s’est exécuté en créant un profil dans lequel il aurait publié des commentaires désagréables sur elle et susceptibles de lui causer du tort et de nuire à sa réputation.
Alertée par ce cas, Halley Movement a initié sa propre enquête en vue de vérifier la véracité des propos de la victime et a tout de suite entrepris les démarches nécessaires auprès de Facebook à Londres, conformément aux termes de l’accord, pour dénoncer l’auteur de la page, en l’occurrence, l’ancien petit ami. Les responsables ont vite fait de supprimer le contenu qui causait du tort à la jeune femme. Ils ont aussi déclaré qu’ils ne toléreront en aucun cas une nouvelle tentative malveillante de l’auteur. L’ONG a conclu un accord avec Facebook, leur donnant le droit de dénoncer tout abus ou contenu pas approprié sur Facebook, incluant des images illégales d’enfants, des discours incitant à la haine et au terrorisme, entre autres.
Pour Mahendranath Busgpaul, secrétaire générale de l’organisation non-gouvernementale, « le service d’écoute a fait ses preuves en agissant de manière prompte afin de faire enlever le contenu placé volontairement par l’ancien petit ami pour nuire à la réputation de la jeune fille ». Interrogé sur le fait de savoir pourquoi la victime n’a pas choisi de dénoncer ce cas à la police ou à d’autres autorités, notre interlocuteur explique que la victime ne voulait en aucun cas que ses parents soient au courant de sa relation avec son ex-petit ami et qu’elle tenait à préserver l’anonymat.
Par ailleurs, le Halley Movement poursuit sa campagne de sensibilisation à travers l’île avec trois ateliers prévus demain 23 mars à Rose-Belle où 100 jeunes y sont attendus, le 30 mars au centre de jeunesse de Trèfles et le 6 avril à l’Amitié. 80 écoles et collèges ont été ciblés à ce jour. C’est en octobre dernier que cette organisation, qui oeuvre pour les enfants et le bien-être de la famille, a lancé son service d’écoute pour les jeunes de Maurice et de Rodrigues souhaitant s’entretenir gratuitement avec un conseiller. Pour ce faire, ils peuvent avoir recours au chat instantané sur le www.helplinemauritius.org, appeler la hotline 134 ou envoyer un courriel à info@helplinemauritius.org.
Ce projet lancé sur une base pilote bénéficie du soutien de Child Helpline International – un réseau mondial de lignes d’assistance aux enfants qui oeuvre pour la protection des droits de l’enfant basé aux Pays-Bas – et d’autres partenaires comme Microsoft, Data Communications Ltd, La Laiterie de Curepipe et Kids Help Phone Canada. Des conseillers garantissant la confidentialité et ayant suivi une formation technique et théorique basée sur les différentes étapes du Counselling ; les lois comme la Child Protection Act et la Data Protection Act ; entre autres, traitent les différents cas.