Jordan Joumon poursuit son périple à travers les différentes régions de l’île à la découverte de lieux et d’activités encore inédits. Pour le mois de mars, il s’est attaqué au Fat Bike qui se pratique dans le chassé de Wolmar. C’est dimanche dernier vers les 9 heures qu’il est arrivé sur les lieux pour défier ce gros vélo tout-terrain.
Le Fat Bike existe depuis quelques années. Ces vélos aux pneus surdimensionnés (de 4 à 4.5 pouces contre des 1.8 à 2.4 pouces pour les VTT traditionnels) ont été créés pour rouler sur des terrains fuyants comme la neige, le sable… Mais depuis une petite année, ces gros vélos sont détournés de leur utilisation principale et il n’est plus rare d’en croiser au détour d’un salon ou d’une randonnée. Au même titre que les VTT électriques (VTTAE), les Fat Bikes sont en plein essor dans le monde. Les plus grandes marques ont maintenant leurs modèles, les magazines spécialisés ont déjà tous fait plusieurs articles et tests, et des stations de ski proposent même des sentiers dédiés à ce type de VTT.
Si c’est presque devenu une habitude de voir des Fat Bikes rigides, voire semi rigides dans les magasins, salons et autres événements, le Fat Bike se décline maintenant à toutes les sauces du VTT. Il y a par exemple des Fat bikes à assistance électrique et d’autres pour les riders. Certaines grandes marques de VTT proposent même des modèles de gros vélos pour les minots en 20 ou 24 pouces. Avant de s’attaquer au parcours sinueux d’environ 8 km, Jordan Joumon a rencontré Laurent, moniteur et guide au Chassé de Wolmar, qui lui a donné les instructions et les consignes de sécurité nécessaires.
Dès le début de la randonnée, un paysage majestueux s’est dressé devant le photographe avec une faune et une flore abondantes. Malgré les cailloux et les crevasses du sentier, les grosses roues du Fat Bike épousent merveilleusement le parcours. La tenue sur route est excellente et les chocs ressentis sont vraiment minimes pour ne pas dire inexistants. Au-delà de la randonnée, les multiples histoires de Laurent, le guide, ont agrémenté la traversée. Du reste, un des moments forts de la journée est sans conteste l’échange avec les charbonniers qui n’ont pas hésité à parler sur leur métier et aussi de leur savoir-faire traditionnel. Après environ deux heures très physiques, l’aventurier/photographe avait terminé le parcours la tête remplie de bons souvenirs et le corps de courbatures.