Maurice a la chance d’avoir une faune endémique des plus exceptionnelles, avec des espèces qui sont parfois très rares. Dans certains cas, il ne reste qu’un seul exemplaire au monde, ce qui voue l’espèce à l’extinction. D’autres se comptent à quelques dizaines, mais ont du mal à se propager pour des raisons multiples.
Pour apprécier l’une de ces perles rares, il suffit d’aller faire un tour au Jardin botanique de Curepipe. Vous y découvrirez l’unique survivant connu de l’espèce de palmier Hyophorbe amaricaulis. Entouré d’une structure en métal pour le protéger de tout incident, cet arbre représente en effet la dernière chance de survie de toute son espèce. S’il n’en reste qu’une aujourd’hui, c’est parce que la plante n’arrive pas à se propager naturellement. “Ses graines n’arrivent pas à être pollinisées, car ses fleurs mâles et femelles n’arrivent pas à être là au même moment”, explique Jean-Claude Sévathian, de la Mauritian Wildlife Foundation.