Le président du Front Commun des Commerçants de l’île Maurice (FCCM) réagit après que les représentants de la Street Vendors Association (SVA) ont annoncé leur intention de soumettre une nouvelle liste de marchands de rues au ministère des Collectivités locales. Raj Appadu, président du FCCM, réclame une enquête approfondie sur chaque marchand de rues recensé dans cette liste.
« Les autorités doivent enquêter pour différencier les gros importateurs des marchands ambulants qui sont vraiment dans le besoin. » Selon le président du FCCM, parmi les marchands de rues se trouveraient « de gros importateurs » qui brasseraient large en termes de profits et qui, par conséquent, disposeraient de moyens financiers adéquats pour se payer un local afin de pratiquer leur commerce. Le relogement des marchands de rues prévu pour bientôt, si l’on se fie aux derniers développements, est au coeur de ses préoccupations. Les autorités travaillent en effet actuellement sur un plan d’action pour rendre la capitale plus fluide en diminuant la congestion routière et une solution durable au dossier des marchands ambulants, qui encombrent les trottoirs.
Durant la campagne électorale, l’Alliance Lepep avait promis d’appliquer les deux jugements de la Cour suprême interdisant formellement tout commerce illégal dans des périmètres très précis, notamment à Rose-Hill et dans la capitale. Aux deux principaux sites qui avaient été identifiés pour reloger les marchands de rues – le site Decaen à la gare Victoria, dans l’ancien bâtiment appartenant à la Central Water Authority (CWA) et l’autre à la gare du Nord –, deux sites supplémentaires ont été ciblés pour les recaser. “Lacaz Kase”, situé à l’arrière du bâtiment LIC et un emplacement près du bâtiment de la NTA, où opèrent actuellement des marchands de légumes, sont en effet pressentis. Un réaménagement des lieux serait toutefois nécessaire auparavant pour les équiper des aménités nécessaires à l’instar de toilettes, points d’eau et installations électriques.
« Je ne suis pas contre le fait d’allouer des étals à des marchands de rues qui sont dans le besoin, mais pas aux gros importateurs », poursuit Raj Appadu. Le président du FCCM s’oppose également à ce que la SVA soumette elle-même sa liste. Selon lui, il revient aux autorités de l’établir après enquête. « Si les autorités trouvent qu’il y a de gros importateurs, ceux-ci ne devraient pas se voir allouer des étals. » Le président du FCCM souhaite que le “handing over” des sites et l’attribution des étals se fassent au plus vite. Cette liste devrait être représentative de toutes les circonscriptions de Port-Louis et ne pas privilégier uniquement les marchands des circonscriptions N° 2 et 3, fait-il encore ressortir.