Onze employées de la Ferme Marine de Mahébourg (FMM), qui ont refusé un transfert à la Compagnie Mauricienne de Textile (CMT) à Curepipe, ont reçu leur feuille de route en début de semaine. L’employeur explique qu’il n’a eu d’autres choix que de se passer de leurs services car elles ont refusé l’offre dans le cadre d’une restructuration. Une réunion prévue à cet effet au ministère du Travail hier a dû être écourtée après des divergences d’opinion entre le syndicaliste Reeaz Chuttoo et un cadre de la CMT.
Alors qu’elles dénonçaient un « transfert punitif », onze femmes engagées à la processing plant de la Ferme Marine de Mahébourg (FMM) ont été licenciées. Dans la lettre qu’elles ont reçue en début de semaine, leur ex-employeur explique qu’il n’a eu d’autres choix que de mettre un terme à leur contrat vu qu’elles ont refusé un redéploiement à la CMT, principale actionnaire de la compagnie. Or, les onze femmes concernées sont d’avis que ce transfert aurait un lien avec leurs activités syndicales.
Hier, une réunion devait avoir lieu entre les licenciées, leur ex-employeur et les dirigeants de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), en présence d’un haut cadre du ministère du Travail. Celle-ci a été écourtée car le ton est monté entre Reeaz Chuttoo et un cadre de la CMT. Ce dernier a insisté sur le fait que les syndicalistes étaient au courant des mesures qui allaient être prises à l’encontre des employées concernées, alors que le président de la CTSP lui a reproché de ne pas avoir suivi les procédures.
Le ministère du Travail a alors demandé aux représentants de la FMM de considérer la possibilité de payer une compensation aux licenciées. Dans la lettre qui leur avait été envoyée, il était question de leur octroyer seulement un mois de salaire, comme prévu par la loi. La question sera étudiée par la FMM.
La semaine dernière, le directeur de la FMM, pionnière dans l’aquaculture à Maurice, a écrit au ministère du Travail pour l’informer que treize employées allaient être redéployées à la CMT, en raison de manque de matières premières à la processing plant. Il a également affirmé que la compagnie a accumulé des pertes importantes ces dernières années et qu’elle se trouve en ce moment en difficultés financières. La réintégration des employées concernées à la FMM lorsque la situation évoluerait avait aussi été évoquée.
Si deux des employées concernées ont accepté l’offre de la FMM, les onze autres, représentées par la CTSP, l’ont refusée.