Ce sera définitivement la paire composée de Prisca Seerungen et d’Heidy Bauda qui sera en action à la FIVB World Cup de beach-volley au Brésil. Elle a été tirée dans la poule A en compagnie des paires du Brésil, de l’Allemagne, de la République tchèque et du Canada pour cette compétition prévue au complexe sportif de Campinas à Sao Paulo, du 29 mai au 2 juin.
Prisca Seerungen et Heidy Bauda devraient quitter le pays le 26 courant et seront rejointes au Brésil par Kaysee Teeroovengadum, secrétaire de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB). Ce dernier devant au préalable assister au Congrès de la Confédération africaine de volley-ball en Égypte. Hasard du tirage au sort, Maurice, tout comme lors des Jeux Olympiques de Londres, se retrouve dans la même poule que le Brésil, l’Allemagne et la République tchèque.
Cette fois, ce seront donc Prisca Seerungen et Heidy Bauda, deux éléments du Curepipe Starlight, qui tenteront de tirer leur épingle du jeu face à des adversaires chevronnées et sans doute d’un tout autre niveau. Et ce, du fait que la paire Natacha Rigobert-Elodie Li Yuk Lo s’est dissociée depuis sa participation aux Jeux Olympiques, tandis que la première nommée n’a pas été retenue.
Il est à noter que la qualification mauricienne pour cette échéance découle de son succès à la compétition continentale tenue au Rwanda en mai de l’année dernière et qualificative pour les JO. Deux paires mauriciennes, soit Rigobert-Li Yuk Lo et Seerungen-Bauda avaient alors pu relever le défi. Reste que la partie ne s’annonce guère aisée dans cette poule A, où figurent notamment les Brésiliennes Antonelli et Da Rocha, têtes de série et neuvièmes aux derniers Jeux Olympiques. Si les deux premières équipes de chaque poule décrocheront leur ticket pour les demi-finales, il est à noter que le vainqueur de la compétition obtiendra un pactole de $ 50 000 (?Rs 1,5 million). Les médaillées d’argent et de bronze recevront respectivement $ 35 000 et $ 22 500.
Reste qu’un sujet qui a fait polémique ces derniers jours demeure la non sélection de Natacha Rigobert à cette compétition. Si la demande de la joueuse à l’effet qu’elle soit associée à Stéphanie Duval n’a pas été approuvée par les membres du comité directeur de l’AMVB, il n’en demeure pas moins qu’elle avait alerté par écrit la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo. Toujours est-il qu’avec la confirmation de la dissolution de la paire ayant participé aux JO, l’ancien comité directeur de l’AMVB avait pris la décision d’enregistrer la paire Seerungen-Bauda à la mi-décembre de l’année dernière pour la compétition programmée initialement en janvier dernier.
Lors de sa rencontre avec Devanand Ritoo mercredi dernier, le président de l’AMVB, Bharun Teeroovengadum, a éclairci la situation. « Il n’y a eu aucune maldonne, ni délaissement. La décision prise par l’ancien comité a été maintenu par l’actuel comité en mars dernier. Ce n’est que le 7 mai dernier que Natacha nous a contactés et elle a émis de vives critiques à l’égard de la fédération et des deux joueuses sélectionnées. Il faut comprendre que c’est le pays qui est qualifié et non la paire. Prisca et Heidy s’entraînent depuis décembre de l’année dernière, et nous avons voulu récompenser leurs efforts et leur patience. »
Reste que Natacha Rigobert crie de son côté à l’injustice. « On m’a enlevé mon rêve et on m’a coupé l’herbe sous les pieds. Est-ce de la science-fiction ? Il est inadmissible que je ne sois pas retenue pour cette compétition pour laquelle j’ai aidé à qualifier mon pays. Je suis vraiment triste et peinée de cette absence de soutien. » Selon la beach-volleyeuse, actuellement en France, elle avait opté pour Stéphanie Duval comme partenaire du fait que cette dernière a déjà évolué en France et qu’elle peut agir comme contreuse en raison de sa taille.
Natacha Rigobert avance également qu’elle s’est entraînée régulièrement avec des éléments masculins lors de ses cinq mois passés à Maurice l’année dernière. Et de conclure avec amertume : « Comparativement aux autres pays, on écarte les meilleures joueuses à Maurice. Tout cela s’avère une honte. »