C’est le match le plus attendu de cette COSAFA des moins de 17 ans, qui connaîtra son dénouement aujourd’hui avec la finale mettant aux prises la sélection mauricienne de football et celle de la Zambie. Qui aurait présagé, ne serait-ce qu’un instant, que ces petits jeunes puissent écrire une belle page de l’histoire du football?? Les protégés de Kersley Clark poursuivent sur leur formidable lancée et auront l’occasion cet après-midi de soulever le précieux sésame sur leur terre.
Le football est une science inexacte, et dans une finale de coupe, tout peut arriver. Il n’y a pas de favori, c’est du 50-50. Mais que dire de la performance de cette jeune équipe mauricienne depuis le début de la compétition, si ce n’est qu’elle a été des plus impressionnantes?? En demi-finale, face à l’Afrique du Sud (premier du Groupe A), vendredi, les locaux ont affiché un visage conquérant, prenant les young Bafana Bafana au dépourvu. « Nous aborderons cette finale avec la même envie et la détermination de bien faire », a fait ressortir le sélectionneur après la demi-finale. « Nous y sommes proches. Une finale, ça se gagne. Comme la Zambie, nous défendrons crânement nos chances. C’est maintenant l’heure de vérité ».  
Contre l’Afrique du Sud, Maurice a opté pour son schéma traditionnel de 4-3-3, qui lui a bien servi depuis le début de la compétition. En pointe, Ludovic Milazar. Les locaux allaient prendre le jeu à leur compte en étant plus agressifs, notamment dans le pressing, empêchant les Sud-Africains de développer leur football. Kersley Clark, contre toute attente, tenta un coup de poker en remplaçant son défenseur central à la 37e minute, Stephan Gentil (N°4), par le versatile et imposant N°20, Géraldo Mitraille. Le N°6, Caylan Wilson, sentinelle devant la défense, allait être repositionné dans l’axe de la défense, laissant Mitraille seul sur le front de l’attaque. La sélection était désormais en 4-5-1.
Sept minutes après son entrée, lancé à vive allure, il profita d’une erreur de dégagement de la défense jaune et vert pour ouvrir le score d’une frappe croisée du droit, exploitant à merveille une passe d’Adriano Chui Chung Fat. La foule était en délire, Maurice venait de faire le plus dur. Les finalistes malheureux de l’édition 2016 n’allaient plus s’en remettre. À la sortie des vestiaires, les rouges et blancs, en pleine confiance, et très adroits dans les transmissions, se montrèrent particulièrement dangereux, s’imposant comme maître du jeu. Cela faisait tellement longtemps que le public n’avait pas vu une sélection nationale jouait à ce niveau.