C’est dans une Porsche noire que l’ancienne gloire du football anglais John Barnes, accompagné d’Ezaz Nazer, Bijoy de la Standard Chartered Bank, a effectué une entrée remarquée hier après-midi au Centre national François-Blaquart (CNFB).
À sa descente de voiture, John Barnes fut vite encadré par des agents de sécurité. Mais dans la salle du CNFB pour la conférence de presse, l’atmosphère était détendue. Après une séance photos avec notamment le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, et le président de la Mauritius Football Association (MFA), Vinod Persunnoo, Vincent Rogers et des “Kops” locaux, et une séance d’autographes, il s’est dirigé sur le terrain pour côtoyer de près les stagiaires (U13, U15, U17, U19).
C’est dans le cadre de la célébration des dix années de présence de la Standard Chartered Bank à Maurice que John Barnes, ambassadeur de ladite banque, était à Maurice pour une visite de vingt-quatre heures. La Standard Chartered Bank, sponsor de Liverpool, a bénéficié de la collaboration de la MFA et de la Fondation pour la formation au football pour l’événement. La cheville ouvrière derrière cette initiative est Dominica Chin, Country Head Corporate Affairs de la Standard Chartered Bank Mauritius Ltd.
Ceux présents au CNFB ont pu témoigner de la disponibilité de la star. Cela s’est reflété dans sa proximité avec les jeunes et aussi dans sa façon de communiquer. Il reste gentleman, même lorsqu’il éludait une question ou encore lorsqu’il répondait avec une pointe d’ironie. « Même si ma visite est brève, je suis très content d’être à Maurice. J’espère y retourner prochainement avec ma famille », a fait ressortir Barnes, 48 ans.
Parlant rapidement de sa carrière, l’ancien ailier gauche de Liverpool a estimé qu’il a eu de grands moments avec les Reds, surtout avec ses deux titres de champion d’Angleterre (1988 et 1990).
En ce qui concerne le développement du football et aussi la promotion de la discipline, Barnes, originaire de la Jamaïque, a indiqué qu’il existe des talents partout dans le monde, « même à Maurice ». Mais la performance dépend beaucoup des structures et de l’encadrement. « Je viens de la Jamaïque et j’ai pu me frayer un chemin pour arriver au sommet », a-t-il indiqué.
Il a ajouté que les joueurs africains pourraient être encore plus performants s’ils partaient s’exercer dans les structures européennes. « Quoi qu’il en soit, pour arriver au plus haut niveau, il faut avoir de la confiance, de la patience, être discipliné et faire preuve de rigueur. »
Après sa conférence de presse, John Barnes a chaussé les crampons, s’est adressé aux stagiaires du centre de formation et effectué quelques exercices d’adresse sous les yeux des éducateurs et entraîneurs. « Je viens d’île tout comme vous. Si vous voulez aller plus loin en football, il faut persévérer et aussi beaucoup travailler. Je suis sûr qu’il doit y avoir quelques-uns parmi vous qui peuvent évoluer à l’étranger », a-t-il lancé Barnes à l’adresse des stagiaires.