Existe-t-il une démarche de l’acting secretary de la Mauritius Football Association (MFA) pour avoir un contrôle à distance sur le Tribunal d’Arbitrage, institué pour faire la lumière sur les élections, tant régionales que nationales, du 11 octobre  2013? La question est posée après les tractations et les étranges ballets qui ont été notés au Château du Réduit durant ces deux dernières semaines. Comme nous l’avions indiqué dans notre édition de la semaine dernière, la FIFA par  la plume de Jérôme Valcké, le secrétaire général de l’instance de Zurich, a bien demandé à la MFA de mettre en place un nouveau Tribunal d’Arbitrage. Non seulement un nouveau Tribunal, mais un sur lequel la MFA peut compter.
En effet, dans cette lettre en date du 15 mars, Jérôme Valcké souligne que le cas de Maurice a été discuté en plus haut lieu notamment au niveau de la FIFA Association Committee le 12 mars dernier au siège de l’Association à Zurich. Dans son courrier le SG de la FIFA souligne que le Tribunal d’Arbitrage mis en place depuis décembre dernier n’a toujours pas donné son ruling à la fin de février 2014 et «after a formal extention». La FIFA association committee a pris note de la situation qui est toujours au point de départ. La FIFA note aussi qu’une des parties, notamment celle du groupe de l’alternance, a indiqué que «l’agreement» du départ a été lasped et n’est plus valide à ce jour.
Dans ces circonstances, la FIFA a donc demandé à la MFA, et à l’acting secretary general, Pathak Ballgobin de mettre en place un Tribunal «in the shortest time»à travers un «reliable arbitration process» au plus tard le 30 avril. C’est à dire aujourd’ui. La FIFA a même menacé de prendre les décision qui s’imposent si cette situation ne se décante pas. Dans la foulée, Jérôme Valcké réclame de Pathak Ballgobin un Road Map. Un plan qui devait être envoyé à la FIFA jeudi dernier (25 mars).
La FIFA exige un Road Map
Mais au lieu de considérer la proposition de la FIFA de mettre en place un «reliable Tribual», Pathak Ballogin a relancé le Tribunal Collendavelloo qui légalement et aux yeux de la FIFA n’a plus de mandat. En effet, le 28 mars soit trois jours après la deadline pour Pathak Ballgobin d’envoyer le Road Map pour le nouveau Tribunal d’Arbitrage, Ivan Collendavelloo a émis un courrier aux trois hommes de loi des parties pour dresser le…Road Map.  Une démarche qui est pour le moins étonnant, surtout qu’au niveau de la MFA la présence de l’homme de loi Denis Vellien, un habitué des couloirs du Château de Trianon pour y avoir traité plusieurs affaires, n’avait pas manqué d’attirer l’attention.
Selon les premiers indications, Pathak Ballgobin avait l’intention de placer le Tribunal d’Arbitrage entre les mains de l’homme de loi. Mais pour des raisons que nous ignorons pour l’heure ce projet a capoté «à l’intérieur» nous dit-on. Ce qui expliquerait le retour d’Ivan Collendavelloo dans la course. Sauf que d’une part l’homme de loi n’a pas de mandat et un président qui n’a pas respecté deux «deadlines», notamment le 30 janvier et le 28 février, il vient imposer une épée de Damoclès sur la tête des parties concernées.
La question qui est posée à quel jeu joue Pathak Ballgoin, le personnage principal de tout cet embroligio légal. Cherche-t-il à acheter du temps afin de pouvoir être du voyage au Brésil, comme tout les «fidèles» de Samir Sobha?
Nous reviendrons en détails sur ce petit jeu malsaine de l’acting secretary de la MFA dans ce dossier.