Le Mauritius Institute of Directors (MIoD) a organisé, hier, au Hennessy Park Hotel, Ebène, un atelier de travail à l’intention des dirigeants d’entreprise où l’accent a été mis sur les principes de bonne gouvernance et la conformité au cadre régulateur.
Le MIoD a voulu démontrer à travers cet atelier que loin d’être une contrainte la conformité au cadre régulateur est un principe essentiel et constitue un « ingrédient complémentaire » à la rentabilité d’une entreprise. « La gestion des entreprises modernes est une question d’équilibre. On s’attend à ce que ces compagnies soient profitables tout en se conformant aux exigences du cadre régulateur. Les directeurs voient souvent ces impératifs comme des contraintes contradictoires. En réalité, elles ne le sont pas », déclare le MIoD dans un communiqué de presse. D’où la formation dispensée aux dirigeants d’entreprise.
L’entreprise, estime le MIoD, peut améliorer sa performance en respectant les dispositions du cadre régulateur. « Les raisons justifiant cette conformité surpassent de loin la peur des pénalités et des amendes. Au coeur de la conformité, se trouve un leadership ferme fondé sur les valeurs de bonne conduite citoyenne », ajoute le MIoD. Axé sur le thème « Qu’est-ce que la conformité et comment pouvons-nous l’utiliser pour forger un meilleur leadership en entreprise », l’atelier a été animé par Iqbal Rajahbalee, expert légal et directeur associé chez BLC Chambers, Ambrish Maharahaje, senior manager, Corporate Services chez CIM Group et Jane Valls, chief executive du MIoD. Ils ont fait, entre autres, un survol des législations en vigueur dont la Companies Act et du Code de Bonne Gouvernance des compagnies, et ont évoqué les impératifs légaux concernant la publication et le contenu des rapports, la divulgation des informations et la transparence.
Les régulateurs, a déclaré Jane Valls, dans son allocution d’ouverture, sont souvent perçus par les entreprises comme « des empêcheurs de tourner en rond !! » De plus, a-t-elle poursuivi, les régulateurs sont souvent accusés de ralentir le processus décisionnel des directeurs, ce qui pourrait dans certains cas coûter beaucoup plus cher à l’entreprise. Toutefois, poussé à l’extrême, le poids de certaines erreurs et omissions dans ce sens peut être lourd de conséquences pour l’entreprise, ses dirigeants et toutes les parties prenantes de la compagnie allant jusqu’à détruire sa plus précieuse valeur – son image de marque. « Vu sous cet angle, les dirigeants d’entreprises n’ont pas d’autre alternative que d’adhérer aux normes du cadre régulateur », a-t-elle fait ressortir.